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Développement personnel

Comment mieux saisir les opportunités et arrêter de jouer au galérien

N‘avez-vous jamais eu l’impression, que malgré tous vos plans pour arriver à vos fins, votre ténacité à essayer de tout maîtriser au mieux, vous ramez comme un galérien. Jusqu’à remettre en doute votre but et votre motivation.

Le problème est justement peut-être là. Vous voulez …

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N‘avez-vous jamais eu l’impression, que malgré tous vos plans pour arriver à vos fins, votre ténacité à essayer de tout maîtriser au mieux, vous ramez comme un galérien. Jusqu’à remettre en doute votre but et votre motivation.

Le problème est justement peut-être là. Vous voulez contrôler les évènements. Nous savons plus ou moins tous, que le lâcher-prise est important. Mais souvent, seule la prise de conscience lors d’une expérience, permet de tirer les bonnes leçons et changer.

J’ai vécu une de ces prises de consciences lors d’un voyage en stop. J’ai transformé un trajet d’une journée qui tendait plus du travail de garde républicain qui fait le pot de fleurs, en un voyage de deux jours mémorable.

La chevauchée vers l’ouest

Tout a commencé alors que je devais faire le trajet jusqu’à Périgueux depuis les alpes. Je me déplace uniquement en covoiturage et en auto-stop par choix, et j’utilise souvent l’autoroute pour les grandes distances car c’est rapide (normalement).

Ça fait plusieurs fois que je joue les escargots, mais cette journée est le summum. Partie le matin de Praz sur Arly (un village à côté de Megève), je suis encore sur l’aire d’autoroute de l’Isle-d’Abeau à 17 h. Seulement 145 km de parcouru, je ne suis même pas arrivé à Lyon. Je m’attends à passer la nuit ici, après de longues heures à faire la statue, un pouce tendu. Ma chevauchée rapide de l’A89 vers l’ouest est un beau fiasco.

18h, une étudiante s’arrête et me propose de venir avec elle. Elle va à Rochefort-Montagne, après Clermont-Ferrand.

00h00. Je ne dormirai pas à Brive chez des amis, et encore moins en Dordogne. Après une panne de voiture, une longue attente dans le rire et 150km de taxi, je passe la nuit chez elle.

Le lendemain matin je reste dans mon schéma, alors qu’une première opportunité me permet d’avancer. Ce n’est pas ma route, mon chauffeur passe plus au nord et ça me rallonge en kilomètres et en temps. Je me fais déposer à l’entrée de l’autoroute pour aller plus vite.

Ça sonne faux

Ça fait plusieurs fois que j’avance aussi vite qu’une statue boulonnée au sol sur l’autoroute. Pas une fois j’ai remis en question cette option. Pourtant la nationale n’est jamais loin, et je n’ai pas d’impératif de temps. Ce coup-ci devant mon entrée d’autoroute, je sens clairement que ça sonne faux. D’ailleurs, je le sentais déjà dans la voiture.

Je ne m’amuse pas, il n’y a pas de “fun”. Je suis loin de l’expérience que je voulais vivre et j’en suis le seul fautif. Mon intuition me pousse à partir d’ici et à trouver un autre moyen, et depuis longtemps.

Je donne 1 heure 45 minutes à l’autoroute pour me prouver le contraire. Au bout de 30 minutes, je lâche-prise et me jette sur la nationale.

La suite se déroulera sans aucun problème. Pas plus de 10 à 15 minutes d’attente, tout en faisant d’excellentes rencontres, enrichissantes. Si j’étais resté à mon entrée d’autoroute, je me serais depuis transformé en cône de Lubeck.

Qu’est ce qui vous empêche de saisir des opportunités ?

Une des principales raisons est la rigidité. Elle est issue du besoin de maîtrise sur les événements. Par peur de ce qui pourrait arriver, ou ne pas arriver (peur de l’échec). On pose donc des conditions strictes sur la manière d’arriver à un but. C’est en fait une des principales cause de ne justement pas y parvenir.

Ici, j’avais posé un carcan qui allait à l’encontre même de l’idée de base. Me déplacer en faisant des rencontres et en prenant mon temps. L’idée d’économie était, elle, toujours là.

Une opportunité n’est pas toujours une personne qui frappe à votre porte, pour vous dire clairement quoi faire. Parfois, c’est une intuition, une idée, que vous écoutez ou pas, et décidez de suivre, ou pas.

Comment savoir si vous êtes trop rigide ?

Vous êtes trop rigide si vous rajoutez trop de conditions sur le “comment” arriver à votre but.

Mon but n’était pas d’aller vite et de faire les grands trajets uniquement sur autoroute. C’est vraiment trop limitant niveau expérience. Mais de me déplacer en auto-stop, quelle que soit la route, en faisant des rencontres sympas, et sans contrainte de temps. Pour justement profiter de ce que le sort m’offre. Il n’est plus question ici de faire le trajet en une journée, par autoroute, etc…

Quelles barrières en trop avez-vous mises dans vos projets ?

Pensez à tout ce à quoi vous dites non. Tout ce qui n’est pas indispensable, mais dès lors que quelqu’un aborde le sujet, vous vous transformez en moulin à excuses, ou devenez agressif.

N’imposez-vous pas un carcan trop rigide au chemin que vous estimez devoir emprunter ?

Le chemin que nous imaginons pour parvenir à un but n’est pas toujours le meilleur. Même s’il nous paraît logique, simple et idéal.

Il est bien plus facile d’avancer en embrassant ce que la vie vous offre et en jouant avec, que d’y résister et vouloir le modeler.

Pourquoi ?

La réalisation d’un but plus ou moins important, d’un idéal, nous demande toujours de profondes remises en question. Et la vie se chargera de nous mettre face aux expériences nécessaires à cette remise en question. La réussite en dépend.

Le plan que nous choisissons incorpore rarement ces remises en questions. Ce qui nous parait logique ne l’est en fait pas. Souvent, c’est simplement le chemin qui nous parait le plus facile. Qui nous permet d’éviter au mieux toute confrontation avec nous-même.

Donc, la manière précise et rigide choisie pour arriver à votre but, vous paraît peut-être la plus simple, et la plus logique. Mais il y a de fortes chances qu’elle ne permette pas les changements nécessaires à la réalisation de votre but.

Comment saisir les opportunités ?

  • Recentrez-vous plus sur votre but. Et moins sur comment y arriver. Un but doit rester précis, mais vous devez rester ouvert à ce qui vient à vous. Que ce soit de l’extérieur ou des intuitions. Même — et surtout — à ce qui de prime abord vous fait peur.
  • Laissez les imprévus rentrer dans votre vie, sans vous en offusquer. Ne pestez pas parce que rien ne se passe comme prévu. Jouez avec la vague, ne vous battez pas contre-elle.
  • Arrêtez de vous imposer une façon rigide et prédéfinie d’arriver à vos fins. La fin du monde n’arrivera pas si vous ne maîtrisez plus le “comment” doivent se passer les choses. Au contraire ça sera un poids important en moins sur vos épaules, et vous serez plus ouvert aux opportunités. Et de toute façon, c’est impossible à réaliser.
  • Agissez avant que la raison n’entre en action. Nos premiers ressentis sont souvent bon. Ils font la part belle à l’instinct. Mais nous les écoutons rarement, et laissons nos intuitions se perdre dans le brouillard de la raison (oui…, mais si…., non…).

Agissez avant de commencer à réfléchir, soupeser, raisonner. C’est quelque chose qui n’est pas toujours évident, qui demande de se botter le cul et d’aller par moment au-delà de ses préjugés et peurs. Ou d’agir vite. Mais vous en êtes capable.

Ne culpabilisez pas

Arriver à lâcher-prise demande un travail dans le temps. Cela demande de s’observer soi. Prêtez attention à vos interactions et réactions, à vos inquiétudes que vous savez au fond irrationnelles. Observez-vous pour vous corriger par la prise de conscience, dans le temps.

Mais surtout, surtout, ne vous culpabilisez pas, ne vous rabaissez pas, ne vous jugez pas. Ça serait le meilleur moyen de ne justement pas changer. Vous vous mentiriez inconsciemment afin de ne pas avoir à porter à nouveau ce regard noir sur vous-même. Donc, un peu de bienveillance.

Le lâcher-prise est à l’inverse de notre culture occidentale qui ne sait pas “surfer sur la vague”, accepter et jouer avec les conditions, les événements. Au contraire, ça serait plutôt, avoir la maîtrise totale, même si elle est complètement illusoire. Quitte à passer en force et tout ravager sur son passage.

Donc ne vous flagellez pas si vous passez à côté de plusieurs opportunités.

Les opportunités, c’est comme les bus, il y en a toujours un qui arrive.

Richard Branson

Cette petite histoire renferme d’autres leçons, serez-vous les débusquer ? Dites-le dans les commentaires.

Crédits photo : snaphappygeek

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6 réponses sur « Comment mieux saisir les opportunités et arrêter de jouer au galérien »

Bonjour Lionel !
Comme toujours, un billet “en plein dans le mille”… Nombre d’entre nous se reconnaitrons dans cette description : ça ne se passe pas comme je l’ai prévu, donc je peste, donc la situation ne fait que se dégrader, donc j’abandonne… Lassée, découragée, énervée..
Bien sûr, objectivement, rationnellement, on peut avoir conscience de cela mais.. sans pour autant l’appliquer dans le quotidien ! C’est vrai que cela nous empêche d’avancer. En profitant des occasions qui nous sont offertes, en les saisissant, c’est une ouverture sur nous mêmes que nous faisons, en découvrant des aspects insoupçonnés de nous mêmes.. Mais le plus souvent, on les laisse passer, par peur le plus souvent, ou par orgueil aussi parfois. Composer avec les évènements tels qu’ils se présentent, c’est un art de vivre..

Bonjour Sarah !
Et comme toujours, un excellent commentaire.
Cette art de vivre s’apprend. Ou plutôt se rappelle. Car enfant, nous avons tous été comme ça.
C’est vrai que c’est quelque chose de difficile à faire, mais il ne faut pas se décourager. Ni vouloir que ça revienne en une semaine. Accepter que ça prendra du temps et que l’on fera des erreurs, évite de se renfermer dès la première déception.

Lâcher-prise et accepter, par exemple, cette invitation d’un inconnu lors d’un voyage, alors que tout était planifié dans notre tête, et que cela fait un peu peur.
Suivre cette idée furtive qui traverse la tête et que nous jugeons idiote.

On commence souvent avec des trucs tout bête. Tu cherches une place pour te garer, une idée te vient et tu te dis “là-bas, il n’y a jamais de place”. Peut être est-ce vrai, mais peut être aussi as-tu gagné 20 minutes de plus à tourner en y allant pas.

Je pense que c’est bien de commencer par des choses simples comme ça. Ça développe l’intuition, et c’est un peu comme dire à la vie, “ok, tu peux envoyer les opportunités, je ne les saisirai pas toutes, j’en manquerai, mais maintenant, je décide d’ouvrir les yeux”.
Plusieurs fois en stop une galère s’est terminée par une opportunité, une intuition toute simple que j’ai eu dès le début, mais que j’ai mis 2 ou 3 heures à accepter de suivre. On pourrait presque appeler ça le lâcher-prise par “lassitude”. C’est un peu comme se dire “oh ! Et puis mince, j’essaie”.

Tout à fait vrai ! Les enfants sont beaucoup plus spontanés (enfin plus ou moins, selon leur éducation) et je me souviens qu’enfant, la vie me paraissait simple.. Justement, l’autre jour je me remémorai une conversation que j’avais eu avec mon père alors que j’avais 6/7 ans peut être, pas plus… Je lui énumérais que lorsque je serai grande, j’aurai ceci, et puis cela, et encore ça… Devant cette avalanche de désirs, mon père s’est mis à rire, me disant que j’avais intérêt à bien travailler à l’école pour avoir tout ça. Je n’ai pas tout eu, mais quand même la majorité des choses (je n’ai pas profité de tout en même temps, “comme prévu”, mais bon, j’ai quand même eu “la chance” de vivre pas mal de ces rêves). Devenue adulte, on n’ose plus y croire, c’est dommage ! du coups, on se fixe nos propres limites, on s’emprisonne sans s’en rendre compte, tout en se lamentant sur ce qui nous manque. Complètement contradictoire finalement. Est ce qu’on devient “borné” en vieillissant ?? C’est vrai qu’on finit par lâcher prise lorsqu’on ne trouve plus d’autres solutions, et que de guerre lasse.. on se laisse une chance (enfin!)
Le coup du parking, ça marche 8/10, ça serait bête de s’en priver !! Les gens disent “coïncidences”.. mais il n’y a pas de place au hasard dans la vie !

C’est une chance de réaliser ses rêves. J’ai eu cette chance aussi. Mais la chance se provoque. “Tu as intérêt de bien travailler à l’école”. Je ne sais pas si cette phrase est vraiment utile. Qui ne l’a pas entendu ? L’embêtant, c’est qu’en grandissant, nous assimilons pour beaucoup le diplôme élevé à la réussite. Et pas de diplôme à l’échec et être un “moins que rien”.
Alors qu’il n’y a pas plus faux. Ceux qui se construisent la vie de leur rêve, et bien plus, n’ont pas forcément de grands diplômes, voir pas de diplôme du tout.

Beaucoup de personnes qui ont fait de grandes choses étaient mauvais à l’école. Beaucoup de hauts diplômés actuel pointent au chômage ou ont une vie loin de leurs aspirations. Mais il y a aussi de grands diplômés qui servent l’humanité. Les scientifiques par exemple, un médecin, un chirurgien, etc. (À noter, je n’ai pas mis les politiques).

C’est un peu comme l’histoire de la puce dans un bocal. Elle peut sauter tellement haut, qu’à l’équivalent nous sauterions en haut de la Tour Eiffel. Une fois dans le bocal, en un bond elle est dehors.
Tu poses un couvercle sur le bocal et la puce se cogne une fois, deux fois, trois, … En ayant marre, elle limite la hauteur de son saut. Tu retires le couvercle, elle ne sort plus du pot, de peur de se cogner. Nous sommes tous un peu cette puce.

Est-ce qu’on devient borné, je ne sais pas. Par contre il n’est sûrement pas facile de se retourner et se dire, merde, je suis trop bête, je n’ai pas osé faire ça, défendre ça, etc. Il est plus simple de se trouver des excuses qui permettent d’être en accord.

Le lâcher-prise par lassitude peut être tout bon, comme tout mauvais.

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