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Développement personnel

Comment gérer les personnes aigries ?

Du lundi au vendredi levé à 5h45 pour Yohan. Il embauche à 8h00, rien d’exceptionnel, mais il est motivé pour son début dans la vie active.

Dès qu’il arrive il se dirige en premier vers la machine à café. Pas qu’il soit feignant, mais il vient juste de commencer et ça lui permet de discuter avec les collègues, de faire connaissance, et d’attaquer la journée en douceur.

Il n’y reste pas bien longtemps, 5 à 10 minutes. Il a beaucoup de travail à faire, et il compte bien le faire comme il faut, il veut surtout apprendre.

Mais tout ça, c’était avant…

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Portrait d'un squelette accoudé à un lavabo.
L’aigrattitude est mortelle pour tous.

Du lundi au vendredi levé à 5h45 pour Yohan. Il embauche à 8h00, rien d’exceptionnel, mais il est motivé pour son début dans la vie active.

Dès qu’il arrive il se dirige en premier vers la machine à café. Pas qu’il soit feignant, mais il vient juste de commencer et ça lui permet de discuter avec les collègues, de faire connaissance, et d’attaquer la journée en douceur.

Il n’y reste pas bien longtemps, 5 à 10 minutes. Il a beaucoup de travail à faire, et il compte bien le faire comme il faut, il veut surtout apprendre.
Mais tout ça, c’était avant.
Cette entreprise ne devait-être qu’un tremplin afin d’acquérir de l’expérience, il avait de grands projets pour son avenir. Son rêve était de bâtir quelque chose qui ait du sens et s’amuser en même temps. Changer le monde à sa façon, comme beaucoup de jeunes.

Avec un tempérament mélangeant entrepreneur et humaniste, il avait un projet grandiose. Quelque chose qui avait à voir avec l’agriculture et l’alimentation. Redonner du pouvoir aux deux parties.

3° mois d’embauche, 8h15, 3° café.

Jacques 55 ans et 30 ans dans la même entreprise.

— “Tu as vu aux informations hier?

— Je ne regarde pas les informations. Répond Yohan résigné. Je les ai tous les matins ici.

— Encore 3% de chômeurs de plus. Il fait pas bon chercher du travail ou avoir des projets en ce moment. Quel monde de merde sérieux. C’est toujours pour les mêmes, les riches se gavent, et nous on paie. Et ma femme qui m’énerve tous soirs. Elle me dit que je me plains tout le temps, elle ferait mieux de plus regarder les infos.

— Il a malheureusement raison Yohan, ça fait 30 ans que George est dans cette boite, il en a vu passer des jeunes. Ecoute-le bien.

— Oui, arrête de rêver mon garçon, faut grandir. Tu as un bon contrat ici, le boulot peu vite devenir rébarbatif et ennuyeux, mais la place est bonne, assez bien payé. Tu profiteras plus à la retraite, parce que toi, tu en auras une. C’est pas le moment d’aller au champ de bataille, reste caché dans la tranchée, c’est bien mieux.”

Vous aussi vous connaissez ce type de personnes ?

Négatives, à toujours critiquer des valeurs censées être bonnes et attirantes pour les dire niaises, inutiles et iréalistes. A toujours tirer vers le bas.

Pourquoi critiquer ce qui nous tire vers le haut, pour encenser ce qui nous fait stagner ?

Il est toujours plus facile de tirer les autres vers le bas, que de reconnaître que ce qu’ils vivent est de leur faute. Qu’ils n’ont pas osé réaliser leurs rêves.

Respectez… mais fuyez.

Il n’y a rien de mauvais dans ces personnes. Ne jugez pas, il est toujours mieux de faire preuve d’empathie. Nous pouvons rarement savoir ce que nous serions devenu avec le même vécu.

  1. Si vous voulez avancer, fuyez-les. Votre santé mentale n’a pas de prix.
  2. Entourez-vous de ceux qui peuvent vous tirer vers le haut. Et non ceux qui vous coulent les deux jambes dans un bloc de béton.
  3. Ne cherchez pas à justifier vos choix, vous n’avez pas à vous justifier.
  4. Ne cherchez pas à changer le point de vue d’une personne aigrie.

Par moment il peut être impossible d’éviter ce genre de personne. Ça peut-être éprouvant, surtout si vous doutez.

Evitez-les le plus possible. Faites que les discussions soient courtes. N’ouvrez pas de portes aux discussions houleuses, ne posez pas de questions ouvertes ou n’abordez pas de sujets sensibles.

Restez le moins longtemps possible avec ces personnes. Gardez bien en vue vos objectifs, uniquement ça. Mais discutez-en uniquement avec ceux qui vous poussent.

Si vous n’avez vraiment pas le choix. Faites preuve d’empathie envers la personne, de compréhension. Soyez reconnaissant pour l’intérêt qu’elle vous porte. Mais soyez ferme avec elle envers vos objectifs, sans chercher à expliquer ou vous justifier. Ne rentrez pas dans le discours, fermez-le définitivement.

Des personnes aigries vous ont elles déjà tirées vers le bas ? Comment vous en êtes-vous sortis ?
Crédit photo : Powerhouse Museum Collection

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23 réponses sur « Comment gérer les personnes aigries ? »

Aigrie, négative, invivable..
et oui ça existe ! parfois difficile à éviter au quotidien, surtout quand il s’agit d’un parent, qui est censé être un exemple.. Difficile de se construire dans ces conditions, mais c’est aussi une chance car cela permet de développer son imagination (fuir physiquement impossible quand on est enfant, mais fuir dans sa tête… le seul espace de liberté qui n’est rien qu’à nous, même adulte;)
et puis l’on grandit, on prend du recul, on comprend que ces personnes souffrent, elles se sont enfermées dans leur douleur, s’en nourrisse même et plus rien d’autre ne compte.
Je ne crois pas aux hasards. Les rencontres sont toujours de belles rencontres dans ce sens où elles nous apprennent plus sur nous mêmes. Les autres sont nos miroirs : nous voyons à travers eux notre propre reflet. Ce qui nous déplait chez eux sont nos propres défauts qui nous sont insupportables. A l’inverse, les qualités que nous apprécions sont aussi celles que nous aimerions avoir..
oups 24h00, l’heure des revenants !!

Tout est dit. Et tu en retires l’aspect positif et essentiel.
Merci pour tous tes commentaires qui respirent le vécu.
Les revenants sont passés sans laisser de commentaires.

rô les coquins !!
Au fait, j’ai vu hier que “râler est bon pour la santé”… à condition d’être constructif !!
euh… je squatte un peu ton blog en ce moment, genre la fille qui s’installe sans gêne et tout et tout…mais bon, on s’y sent tellement bien ! 😉

Ah ben maintenant s’il faut réfléchir pour râler, nous voilà bien. On ne peut même plus se défouler bêtement. 🙂
Mais en y réfléchissant ça peut paraitre logique.
Je prends ça pour un compliment. 🙂
Merci

Bonsoir Gilbert,

les choix ils sont nombreux et dépendent des cas et des personnes mais on peut déjà dire de manière générale que c’est une histoire de prise de conscience et de pardon.
Pas une compréhension mais une prise de conscience, la différence à son importance et est primordiale. Il est facile de comprendre en lisant, en s’informant, mais la prise de conscience demande vraiment de prendre le temps de creuser en soi, de remuer un peu ce qui fait mal, d’accepter de se remettre profondément en question (y compris ce qui pourrait nous paraitre évident) pour aller chercher dessous la lueur.

Donc se poser un peu et accepter ce qui est très difficile pour une personne qui ne va pas bien, elle est responsable et non victime. Faire une introspection, prendre son temps et être honnête. Y compris si ce n’est pas agréable.

Accepter sa responsabilité, cela fait bondir beaucoup de personnes, mais c’est pourtant comme ça.
Accepter aussi qu’elle est responsable de la posture qu’elle a choisi en fonction des évènements de sa vie.
Pour ça il faut donc se poser un peu et voir pourquoi on a adopter cette posture, pourquoi on y est resté (quel avantage on en retire, pourquoi).
Quel croyance font que l’on a fait ces choix de vie, quel sont les croyances que l’on entretient par rapport aux relations, l’argent, le travail, l’amour, etc. (tout domaine qui bloque).
Accepter tout ça est difficile et sera sûrement accompagné de beaucoup de colère, il faudra ensuite se pardonner si on s’en veut.

Cela ouvre quelque chose de très positif, s’apercevoir que nous sommes responsable et nous sort de notre position de victime, de fataliste, de rabat joie, de personne qui subit pour devenir créateur conscient d’un changement que l’on choisit, et non créateur inconscient et spectateur d’un “malheur” que l’on subit.

Mais cette démarche seule la personne en elle-même peut la faire et accepter de la commencer, c’est un acte conscient. Le déclencheur sera différent d’une personne à l’autre.

Un ami qui secoue la personne et prononce les mots ou la phrase qui amènera à réfléchir.
Un ras le bol d’aller mal et d’être aigri, de subir. Au bout d’un moment on peut en avoir marre de toujours jouer la victime, aussi confortable cette position soit-elle, et chercher une autre solution pour sortir la tête, j’ai vécu ça, et on s’aperçoit que l’on était responsable à la fois de notre position vis à vis des évènements, mais qu’on les attirait également.

Il ne s’agit pas ici de se mentir, mais d’être honnête et d’arrêter de nourrir et d’attirer à soi ce qui nous sert ensuite à nous poser en victime ou fataliste, en personne impuissante. A changer également de positionnement et de regard sur ce qui nous entoure.

Et cela c’est un choix.

Donc qu’elles sont les choix, je dirai simplement de choisir autre chose. D’essayer autre chose que l’aigritude, comme une expérience, et voir ce que ça donne au bout de quelques semaines, mois, etc. Faire de sa vie une expérience que l’on choisit, que l’on explore volontairement et non que l’on subit.
Bonne fin de semaine.

Attention a ce que vous ecrivez, c’est parfois faux et de mauvais conseil et va a l’encontre de ce que les psys disent ! on est pas toujours responsable de ce qui nous arrive. J’ai jamais lu une telle ineptie
Par exemple un enfant maltraité n’est pas responsable de ce qui lui est arrivé pendant son enfance et le pardon, c’est possible mais pas obligatoire et uniquement en cas de contrition du parent. La maltraitance physique est severement punie par la justice mais la psychologique pas du tout. Et encore, je connais des enfants battus physiquement (une de mes ex) pendant leur enfance, les parent n’ont jamais ete inquiétés
Et l’enfant est dependant de ses parents et impuissant, c’est malheureux mais c’est ainsi, vous en conviendrez
Vous etes coach et vous vous aventurez dans le domaine psy que vous ne connaissez pas
De plus, c’est perso mais je pense que les evenements politiques et socio qui nous affectent ne sont pas de notre responsabilité. On peut anticiper mais il faut pas exagerer comme certains coaches le font
Ici on touche a un autre probleme tres repandu, la psychologisation de problemes sociaux dans la société occidentale. Pour tout dire dans d’autres sociétés on a la sagesse de reconnaitre cela.
La solution c’est la resilience (on appellait cela stoicisme dans l’antiquité)

Bonjour Marc, où ai-je parlé d’enfant maltraité, de femme violée, de peuple bombardé ou autre. La question serait plutôt pourquoi voulez-vous absolument dériver vers ces sujets alors que je ne les aborde pas et qu’il va il me semble de soit qu’il n’est pas du tout ici question de ça.
Je ne parle pas ici de maltraitance physique. Je trouve hallucinant qu’il faille que je le dise. Je parle simplement pour prendre un exemple, d’une personne qui s’est bridé toute sa vie et qui sur le coup veut brider les autres. Ca dérive.
Au sujet des enjeux sociaux et politiques nous ne sommes pas responsables de tout et n’avons pas prise sur tout effectivement, certaines choses nous dépassent largement. Néanmoins nous avons notre part, largement aussi. Surtout dans l’inaction, le manque d’envie de s’informer et de savoir, de comprendre ce qui se passe pour commencer.
Pas que cela pousserait à un changement brusque de société. Non ce n’est pas ce que je veux dire. Simplement la prise de conscience sur ce qui se passe, l’information, les alternatives poussent forcément au bout d’un moment à agir. Pas à faire une révolution mais à poser des touches; à faire sa petite part avec stoicisme vis à vis de ce qui se passe.
Résilience, stoicisme, si on retrouve des choses qui se rapprochent chez les deux, des connexions, de l’un dans l’autre, ce ne sont pas les mêmes choses. La résilience n’est pas du stoicisme moderne.
Au passage, cet article date de 2013, c’est le premier que j’ai écris et posté sur ce site.
Bonne journée

Si ce que ces gens disent est vrai et si tout le monde dit la meme chose a peu pres . pourquoi le nier ?
c’est meme utile d’apprendre de leurs erreurs (personne n’est parfait). Faut arreter aussi de decliner l’empathie a toutes les sauces.
Je vois pas en quoi ca nous empecherait d’avancer. Justement il y a rien de pire que faire l’autruche sur des conditions socio-economiques et voir la realité en face?
Beaucoup de jeunes européens sont obligés de s’expatrier, le hasard sans doute ?
Il y a toujours des opportunités mais rien de pire que de se lancer des voies de garage ou frapper sur des murs
Etre creatif meme dans les pires situations, sortir des entiers batus mais aussi refuser le politiquement correct, l’ideologie a 2 balles (ce n’est pas parce qu’on met des lunettes roses que la situation a changé)

Mettre tout sur la responsabilité des gens c’est aussi scandaleux. il faut accepter qu’il peut arriver des malchances aux meilleurs
Ca peut arriver a n’importe qui n’importe quand, faute a pas de bol

cet article globalement respire trop l’ideologie americaine a 2 balles du developpement personnel

Vous en connaissez beaucoup vous des personnes aigries qui avancent dans leur vie, personnellement je n’en vois pas souvent. Cet article court ne parle que d’un sujet et encore comme je dis il est court, il n’est pas là pour apporter toutes les solutions et balayer le sujet et d’autres que vous abordez (et que je n’aborde pas dans cet article), ce qui serait arrogant. Il ne s’agit pas non plus de mettre toutes les responsabilités sur des gens, les autres, vous avez lu ça où dans l’article, qui ne parle que d’une chose, des personnes aigries dans l’entourage et/ou au travail qui peuvent pomper de l’énergie. Il ne s’agit pas d’idéologie américaine à 2 balles mais de bon sens.
Il ne s’agit pas ici de positivisme à 2 balles, qui parle ici de faire l’autruche sur les réalités socio-économiques. Que ça vous ennui ou non, C’est une réalité oui, mais cela n’empêche pas certains d’avancer (y compris s’ils galèrent et que ce n’est pas facile), d’avoir des projets et de se “battre” pour eux en s’éloignant de gens qui les tirent vers le bas, pendant que ceux qui se plaignent continuellement et se trouvent l’excuse de la situation économique en restent là où ils sont car “c’est comme ça”, “faut être réaliste”. Il y a une différence entre regarder le monde et accepter ce qu’il est, avec ses guerres, tragédies, son chômage, sa pauvreté et s’en servir d’excuse pour ne pas avancer, et le regarder tel qu’il est mais avancer néanmoins.
Il y a une différence entre être aigri, et être en colère à cause de ce qu’il se passe, visiblement vous confondez, en tout cas, c’est l’impression que votre réponse donne.
Dans l’article je parle de respect et d’empathie justement, ce n’est pas pour rien. Vous en avez marre de l’empathie, ben désolé, mais empathie ne veut pas dire excuser, ne pas avancer, nier, etc. L’empathie est juste une capacité “à se mettre à la place” de l’autre, pas forcément à vouloir être gentil, altruiste ou autre, juste “se mettre à la place”. Ce qui peut d’ailleurs amener à apprendre de cette personne et surtout ne pas juger.
Etre réaliste oui (d’ailleurs être réaliste par rapport à quoi ? A qui ? Ca ne veut pas dire grand chose non plus), négatif, aigri c’est un choix, et qui ne permet pas d’avancer. Il ne s’agit pas pour autant de tomber dans le positivisme de base en niant des réalités. La nuance est d’importance, d’autant qu’il est important de prendre en compte la réalité lorsque l’on veut créer quelque chose, enfin je le pense, je peux me tromper.
Il peut arriver beaucoup de choses dans une vie des choses que l’on maitrise directement, d’autres non. Mais la posture que l’on choisi vis à vis de la vie, l’angle d’observation et la projection que l’on choisi de donner à notre vie, sont des choix.
Ce n’est pas une idéologie à 2 balles, vous avez le droit de ne pas d’accord (encore heureux), mais c’est une constatation que je fais tous les jours, et il suffit de voir la réaction et ce que retire différentes personnes qui vivent des situations difficiles et comment elles les ont vécu.
Qui vous parle ici de ne pas apprendre de ses erreurs ? Il me semble que c’est indispensable dans la vie, non ? Il n’est pas question ici de ne pas apprendre de ses erreurs, ce qui est justement la seule et ultime erreur. je crois qu’il y a une grosse méprise sur l’interprétation et la projection que vous faites de ce qui est écrit.
D’ailleurs pour tout vous dire je n’aime pas le mot “erreur” à cause de sa connotation négative, tant je pense que cela fait parti du mouvement de la vie et est indispensable. Un enfant ni colle pas une connotation tant négative avant qu’on ne lui apprenne. C’est pour lui normal. Il apprend à marcher, tombe, se relève, etc. Il ne se dit pas j’ai fait une “erreur”. Non, il essaie, ni arrive pas “parfaitement” ou “comme il le souhaite” et re-essaie jusqu’à y arriver, il n’y met pas une connotation négative qui pourrait le bloquer ou de jugement, il apprend, expérimente.
Et non, ce n’est pas parce que beaucoup de personnes disent la même chose que c’est vrai ou bon et bien. L’inverse est aussi valable d’ailleurs.
En vous souhaitant une bonne continuation

très bon article qui résume très bien les personnes aigries. Je rajouterai même qu’ils fonctionnent/ utilisent toujours le même principe : se montrent charmants au premier abord, nous encensent de compliments sur nos valeurs, notre travail et autres (peu importe le secteur amitié, professionnel etc), puis lorsqu’ils comprennent inconsciemment (ou consciemment) qu’ils ne seront jamais à notre hauteur (car ils sont vides de projets, de réalisations, de savoir-faire, de curiosité, d’intelligence aussi) et qu’ils stagnent alors que nous nous avançons dans nos projets.., ils commencent à critiquer, à nous trouver des défauts non fondés, à être jaloux, à nous vouloir des échecs. Cela monte d’un cran plus le temps passe. J’en ai connu deux, homme et femme en amitié, il faut se protéger et s’eloigner.

Le probleme de notre société c’est qu’on fait croire aux gens qu’on vit dans une meritocratie ou tout le monde a sa chance avec suffisamment d’efforts. En fait c’est faux, c’est un pays de castes cloisonné, mais on a importé la propagande du modele americain (repandue par les coaches). Et il est clair que la fragmentation de la société croissante va créer des conflits, c’est meme evident en France
La difference c’est qu’en Inde ou des sociétés ainsi c’est connu des la naissance et tres codifié (pas de surprises, les gens savent a quoi s’en tenir)
Ca m’etonne pas qu’on cree des gens aigris dans des pays comme la France
Par ailleurs la meritocratie c’est peut-être vrai aux US, les conditions de base sont peut-etre reunies, mais de moins en moins (l’ascenceur social y est bloqué avec la crise) et les coaches nous vantent ce modele culturel mainstream
J’ai un ami noir qui a fait de brillantes etudes de doctorant inge. il a jamais trouvé de travail dans sa branche, tout le monde m’a dit que c’est parce qu’il est noir, meme a la fac.
Mais moi-même, blanc caucasien, dans un milieu culturel mixte ou j’ai enormement investi, je comprenais pas pourquoi j’arrivais pas a des resultats , des personnes connaissant bien le milieu m’ont dit que c’etait du a du racisme a l’envers, j’ai aucune chance, mais c’est tabou et difficile d’en parler. C’est socio, c’est pas de ma faute mais je peux rien faire, bref…
On m’a aussi qu’on vit dans une société multiculturelle foireuse qui marche pas.
Je connais bien les US, et meme là-bas les ethnies vivent pas melangées
A coté de ca les grandes entreprises prétendent qu’elles veulent des gars brillants, c’est faux, elles veulent des gars “dans le moule” a tous points de vue. Elles privilégient la cohesion a la performance et ca fonctionne comme a l’armée (no profile). On conseille meme aux gens brillants de ne pas se faire remarquer , de la fermer en grande entreprise
Bref le determinisme social et ethnique est bien plus fort que vous ne le pensez

Bonjour Luc, merci pour votre réponse très riche. Effectivement je pense que notre société est a bout de souffle complet, et ceux qui n’auront pas préparé demain avec un minimum d’autonomie, de savoir faire (cultiver un jardin par exemple), ou de grosses dettes, vont souffrir.
Je suis d’accord avec vous sur l’analyse de la méritocratie et du multiculturalisme. Pour moi c’est juste de la façade, car en observant il est clair qu’ils montent très clairement les classes sociales les unes contre les autres, sans oublier les barrières purement culturel d’une classe à l’autre.
C’est flagrant avec des gens comme Macron pour prendre une caricature.
Je pense que le multiculturalisme ne peut fonctionner qu’à quelques conditions. Arrêter d’utiliser les différences pour des buts politiques et monter les gens les uns contre les autres. Arrêter de vouloir changer une culture et accepter la diversité, faire en sorte qu’il y ait un partage pour faire tomber les peurs (ce que l’on fait quand on voyage par exemple, enfin ça dépend comment on voyage).
Et ça clairement, actuellement ce n’est pas possible ou très compliqué, notre société n’est pas encore assez mûre et sage.
Ma réflexion n’allait pas aussi loin que la vôtre. Les raisons pour lesquelles des personnes deviennent aigris sont diverses et pas forcément lié à la société et son déterminisme, ici il s’agissait surtout de s’en protéger car parfois ça peu souvent nous trainer vers le bas.
Quand je parle d’avancer dans un autre commentaire, je ne parle pas de réussite sociale. Certaines personnes vivent simplement les moments difficiles dans leur vie différemment, par choix, comment on vit les choses peut-être un choix conscient. Même ce n’est pas évident d’aller à l’encontre de ses réactions naturelles et inconscientes, mais un mieux être en passe forcément par là. Certains vivent avec peu et le vivent très bien, y compris en occident, et par choix.
Quand je parle de projet je ne parle pas forcément d’ascenseur social.
Par exemple mon projet serait plutôt de trouver un terrain à plusieurs dans un coin tranquille, pas trop cher et y construire un éco-hameau autonome. Rien de ce qui représente la réussite dans notre société ici.

Le modele americain du “can do” c’etait le modele des pionniers ou tout restait a faire, l’etat etait absent ou tres faible (far west), il y avait enormement d’opportunités et de richesse si on comptait sur soi-même. Mais la société a evolué et ressemble a une oligarchie imperiale qui impose sa volonté avec une police miltarisée, une armée hypertrophiée (cfr bases américaines dans le monde). De plus la croissance economique a disparu sauf dans certains secteurs (techno)
ce modele est en train de se casser la g* de par ses contradictions entre le discours et les faits, plus personne n’y croit.
Je ne parle meme pas de la France qui est restée une société d’ancien regime (la nouvelle noblesse intouchable ce sont les hauts fonctionnaires)

Les coaches ont aussi ce defaut de tout rejeter sur l’individu (vous etes responsable de tout ce qui vous arrive et les opportunités sont la)
Je me vois mal aller voir cet ami noir et lui dire qu’il est un idiot car il aurait du comprendre qu’on veut pas de noirs pour des postes elevés.

Dans certains cas la discrimination est connue (ageisme en entreprise) et c’est vrai qu’il faudrait etre un peu idiot pour ne pas le savoir mais je peux vous dire ayant exercé pas mal de métiers que parfois c’est connu uniquement au sein du metier.
Tout le monde essaye de proteger son beefsteak en erigeant des barrières visibles et invisibles si pas taboues, en se cooptant (montrer patte blanche et etre dans le moule est essentiel). Un ami avocat m’a dit qu’on la refusé explicitement dans certains cabinets car son pere etait pas avocat.

Se proteger du determinisme en theorie oui, mais il est preponderant et on ne peut le nier. Vivre avec peu, il faut quand meme le reconnaître ne convient qu’a une infime minorité. la société moderne impose aussi des besoins. On va ou sans ordinateur ou connection internet ou gsm (sans iPhone) aujourd’hui ?

Apres ca les gens aigris ont considere que c’est de leur faute et qu’il faut les fuir. Il parait que les jeunes francais a 20 ans deja sont desabusés et aigris actuellement, et qu’ils revent de devenir …fonctionnaires en majorité. Par contre des métiers d’avenir comme ingenieur (revolution intelligente) sont mal vus par la majorité des francais. Eh bien je vais vous dire que je les comprends !

Je suis d’accord avec votre analyse de l’empire qui impose au point ou je ne peux plus le supporter, mais je vais rebondir sur le côté aigri des jeunes.

Vous parlez de déterminisme, mais parlons des enfants, j’en ai un de 3 ans (d’ailleurs il y a déjà un déterminisme ne serait que parce que l’on lègue de notre passé familial génétiquement et qui ne se limite pas à la couleur des cheveux et des yeux). Oui nombreux sont les aigris, et la société, l’école, les familles en sont responsables (les familles en partie seulement et malgré eux, on ne peut tout mettre sur le dos des familles, ça serait trop facile et l’éducation nationale le fait déjà pour se dédouaner de son incapacité à se remettre en question).

Mais combien de familles ne veulent pas voir que notre société et sur sa fin et gavent des enfants pour — compenser sûrement, ou car c’est comme ça — de jouets. Je reconnais y échapper difficilement, pas que je le gâte en jouets loin de là même justement, je préfère partager des expériences. Mais difficile de limiter l’entourage même en expliquant et même si ça me met hors de moi ayant conscience de l’impact hyper négatif voir dramatique sur un enfant pour toute sa vie.

On arrive à des enfants à qui ont donne, offre par facilité et par manque de compréhension de l’enfant, créant ainsi un conflit chez le petit enfant qui se demandera ce qu’est l’amour au fond de lui (sans parler de l’instabilité quand l’enfant ne peut se concentrer sur un jouet, un apprentissage, une expérience, noyé dans un trop plein de stimulations) et qui s’apercevra en grandissant que le monde ne fonctionne pas comme ça, mais qu’en plus il passe toute son enfance assis à apprendre des trucs d’un monde qui meurt et qui ne lui serviront pour la plupart jamais. Et après on leur dit, fait un choix et lance toi, sinon c’est que tu es un incapable, mais un enfant a besoin de faire l’expérience en réel, de toucher, palper, vivre, pas d’être assis. Donc oui c’est clair nos enfants vont nous bousculer. Mais je vois aussi des jeunes prêt à faire bouger les choses, avec des idées, une indépendance d’esprit qui ne veulent pas écouter les adultes et ils ont raison, il n’y a pas que des aigris loin de là de ce que j’ai vu.

Quand je parle des personnes aigris, je ne suis pas pour ne pas les aider, je serais mal placé pour dire ça car j’aide justement à travers entre autre mes soins et une “guidance” si on peut appeler ça comme ça. Ce billet, vieux (j’ai évolué depuis, heureusement), s’adressait surtout à ceux qui ne savent pas comment faire pour les gérer et qu’ils ne se retrouvent pas embarqués dans cette spirale car j’ai rencontré de ces personnes qui tuent les rêvent (sans mauvaise intention) en essayant d’amoindrir la nécessité de le réaliser pour une nécessité de se limiter, de sécurité et faire comme eux. La plupart des rêves n’ont pas besoins de “can do” américain pour être réalisés. Un enfant ne rêve pas d’être riche il s’en fou royalement, s’il rêve d’être riche c’est qu’il y a un soucis quelque part et qu’à un moment donné l’enfant a été “endormi”.

Certes le modèle “américain” est mort, ne reste plus qu’une bête acculée en train de se débattre avant de tomber. Et une bête dans cette posture fait beaucoup de dégâts.

Le “can do” de l’époque allait dans un sens, il y avait certes beaucoup de choses à faire mais les personnes à l’époque allait dans le sens de l’histoire sans trop se poser de questions, il faisait du “can do” dans ce sens là, j’espère me faire comprendre.

Oui aujourd’hui le “can do” dans ce sens est compliqué et je suis d’accord sur le constat de ce système bloqué, même s’il y a moyen de largement tirer son épingle du jeu. Certains le font et ne sont pas des planqués dans des administrations ou des héritiers. Mais cela nous confronte forcément à nos peurs et nos limites, encore plus si on a des responsabilités importantes comme des enfants ; la prise de risque est beaucoup plus compliquée. S’agit aussi de savoir ce que l’on veut vraiment au fond de nous. Parfois l’échec peut révéler un conflit interne entre l’envie de se réaliser dans une certaine voie de ce “can do” et une réelle envie étouffée plus profonde.

Aller dans le sens de l’histoire et du monde de demain et certes beaucoup plus enrichissant mais par forcément simple dans le sens où ça demande une grande remise en question et de s’écarter d’un modèle encore dominant et rassurant car connu. Alors tout le monde n’est pas prêt à faire cette remise en question, mais une bonne partie de ceux qui ne la feront pas souffriront plus demain. Ceux qui le font ou l’on fait vive très bien, ne sont pas pour autant coupé du monde sans ordinateur, gsm ou autre (ils en ont et les utilisent d’ailleurs), mais ça ne reste pas leur motivation du quotidien dans le sens ou pour eux ce sont des outils et non la motivation pour aller au travail et pouvoir se payer le dernier. Et une chose est certaine ils vivront demain plus sereinement. Je peux me tromper, mais le “can do” il est toujours là, simplement le modèle du “can do” de demain a changé, ce n’est plus celui du modèle américain qui découvre en cramant tout. Si on regarde un peu l’autre modèle est déjà là d’ailleurs.

La discrimination elle est là, on ne peut pas la nier et malgré les belles façades que l’on dresse elle va sûrement s’accentuer dans ce modèle qui se meurt malheureusement.

Perso j’ai eu un iPhone et je trouve que c’est un très bon outil en dehors de la guerre qui leur ait faite à cause de leur succès. Mais mon téléphone actuel qui rempli mes besoins et notamment celui de borne wifi (partage de connexion) pour travailler quand je n’ai pas de connexion m’a coûté 50€ neuf et est sous Firefox qui n’est d’ailleurs plus mis à jour. Et si je suis honnête je n’ai pas besoin de plus ce n’est clairement pas une priorité. Est-ce qu’une partie de moi aimerait bien un téléphone plus récent, oui, mais je ne me sens pas obligé de l’écouter et me mettre dans la “merde” financière et je ne m’en sens pas mal. On a besoin d’internet dans notre société ou tout est de plus en plus dématérialisé, mais on pas forcément besoin du dernier jouet, tout dépend d’une utilisation.

On parle sans cesse d’obsolescence, mais elle est surtout liée à l’envie de changer et l’incapacité à se retenir d’acheter le dernier jouet et non à une fonction nouvelle absolument nécessaire et qui empêche l’utilisation de l’ancien. Et là on en revient au petit enfant à qui on a pas appris dans le calme et la bienveillance à maîtriser ses émotions car il a eu plein de cadeaux régulièrement, pas à chaque fois heureusement, mais régulièrement car on a confondu une envie innée de manipuler, toucher, utiliser ce qu’il voit pour découvrir en une demande d’acheter. Car dans un sens il a confondu bonheur qui est un état d’être et joie éphémère à un moment donné. Je pense qu’on a tous plus ou moins connu ça à des degrés divers, je ne jette pas la pierre en disant ça ni juge je fais simplement un constat et je reconnais que le juste milieu, le bon geste n’est pas aisé loin de là, notre société fonctionne comme ça. Après on ne peut pas jeter la pierre non plus car le fonctionnement du cerveau de l’enfant est une découverte récente, les années 2000. Il était temps.

Bref je fais peut-être partir un peu ce débat dans plusieurs sens car cela appelle de nombreux sujets en corrélation direct mais compliqués à aborder dans un échange écris. Je vous remercie pour vos messages riches vous me donnez sur le coup des idées de billets que je note tout de suite avant de les oublier.
Je vous souhaite une bonne journée.
Merci

Votre histoire de jouets ca me fait penser a la fete de noel en famille ou les relations sont pas au beau fixe et les enfants se jettent sur les jouets etalés au pied de l’arbre et il y a surenchere de cadeaux Le sens de cette fete est quand meme ailleurs non

On vit dans une société degenerée et insoutenable a tous les niveaux. Apres la crise economique vient la crise politique et la guerre (on en voit les prémices en ce moment)
Si j’avais le temps j’écrirais un livre a ce sujet.
La crise economique on l’a deja eue, elle est la consequence du delabrement du systeme (hyperfinanciarisation et explosion du credit). En occident on vit de plus en plus a credit, sans produire. On a vecu a credit, en d’autre termes sur les générations futures. La mentalité des seniors (lors de conférences j’ai ete confronté a eux) est deplorable et ces gens consistent en une part de plus en plus grande des electeurs a cause du viellissement avec un horizon tres court-termiste : jouir du present sans aucune consideration du lendemain, cad du futur de leurs enfants.
De plus on revendique des droits acquis qui sont devenus impayables . On vit dans une société de droits sans devoir et plus personne respecte plus personne, avec un narcissime devenu insupportable. Les psys propagent ce modele politique indirectement en nous parlant en permanence d’estime de soi, de l’importance de l’apparence etc. Tout est superifciel, apprence et consommable. On choisit son partenaire sur meetic comme on choisit une poudre a lessiver car elle en tete du rayon et la musique du super incite a consommer;

Le “can do”, qui veut peut (et les aigris n’on qu’a s’en prendre a eux-meme car on vit dans une société paridisiaque et fuyez les !)

Des immigrés musulmans qui imposent leur culture et viennent juste pour les allocations sociales (ils le revendiquent meme !). Bref une société du “vivre ensemble” (quel terme de merde) completement foireuse Et la discrimanation elle est dans tous les sens.

Et aussi des polticiens corrompus (campagnes électorales financées par les monarchies du golfe) et laches

Oui beaucoup de choses vont mal dans notre société. Mais dans ce “tout va mal” des personnes construisent déjà demain et sur de belles bases.
Education respectueuse de l’enfant, communication non violente, gouvernance partagée, etc.
On peut dire ce n’est pas assez, etc. Mais il faut bien que ça commence quelque part et ça commence en bas. Ca ne commencera jamais d’en haut. JAMAIS.
Après c’est un choix, ou on se lamente sur ce monde qui se meurt et ce à quoi on ne peut rien, en ne faisant rien. Ou on comprend qu’il se meurt, “on en a gros” mais on prépare demain à son propre niveau et à son propre rythme.
Par exemple quasiment tout le monde fait le constat que notre système éducatif ne va pas. Effectivement au vu des découvertes en neuroscience et de certaines expériences pédagogiques (certaines dates quand même du début du XX° S) notre système éducatif et notre rapport à l’enfant est profondément irrespectueux et “préhistorique” aboutissant à une société violente. Ben certains se plaignent en attendant que quelqu’un le change pour eux, d’autres s’informent sur ces changements, ce qui peut se faire, certains feront ce qu’ils peuvent en changeant certaines choses chez eux, d’autres parents se formeront se lanceront dans la création d’une école avec une pédagogie alternative, etc.
Je ne dis pas que tout va bien, je dis juste que nous choisissons notre manière de réagir à ce qui se passe.

Je ne vois pas l’aigreur dans l’exemple donné, plutot des personnes qui se satisfont de ce qu’elles ont. Qui ont acquis une certaines sagesse, face a un jeune qui a un autre etat d’esprit.
Les personnes aigries sont jalouse, prefere voir les autres tristes, et ne supporte pas de voir les autres heureux. Alors elle blesse, rabaisse, prenne de haut…elles ont de la rancoeur, en veulent aux monde entier.

Bonjour Bilfusee, la personne dont je parle dans l’article est plus de celle qui se sont bridées toute leur vie par peur, etc. Et qui sur le coup veulent entrainer, pas consciemment évidemment, les autres dans leur vision de la vie. Il n’y a pas ici contentement ou sagesse.
Par contre je vois très bien le type de personne dont vous parlez qui effectivement ont trouvé leur équilibre, savent profiter des bonheurs simple, vivent dans l’acceptation et le contentement.
Vous pourrez retrouver ces deux personnes avec la même vie, mais comment elle la vive et la partage est radicalement différente. D’ailleurs l’une “rayonnera” (celle dont vous parlez) et pas l’autre. L’une jugera est essaiera peut-être de brider l’autre, pas l’autre.

On ne peux pas se rendre compte alors juste avec le ptit dialogue.
J’ai aussi une personne aigrie ici, malheureusement elle est toute jeune et pourtant pleine d’ambition. Et c’est très penible, qu’elle soit aigrie (pas qu’elle soit jeune et ambitieuse). Elle passe son temps a rabaisser les autres, toujours une reflexion méchante. C’est particulièrement penible dans une équipe. En fait elle se consacre entièrement a sa carrière (beaucoup d’heure…)

Faut dire que dans ma vie professionnelle a chaque fois que j’ai rencontré des personnes invivables au boulot, c’etait plutot des personnes ambitieuses et jeunes. Alors j’ai du mal a imaginer le contraire. Ou alors c’etait peut etre des personnes qui se defoncent pour réussir et comme ca donne rien ils s’enervent comme tu dis. Surtout que pour mon cas actuelle c’est aussi une femme qui sacrifie sa vie privée (pas d’enfant pas d’homme) jeune mais a 36 ans ca la travaille peut être?

Bonsoir,
Je découvre cet article car je me questionne sur ma tendance aigre.
Et ça me fait peur ! Tout me met en colère. Je ne suis pas heureuse. Je critique tout. J’aboie sur mon compagnon sans arrêt. Je n’aime pas ma vie et pourtant j’essaie vraiment de la rendre mieux mais je doute énormément de moi, mes capacités, de l’avenir et de la vie. Comparaison, auto sabotage et auto flagellation sont permanents.
Comme expliqué dans certains commentaires, je ne me trouve pas à la hauteur, la société me fait peur. Je suis passée par plein de moments douloureux depuis le plus jeune âge. Et j’ai perdu totale confiance en moi. Et je suis jalouse des autres qui s’en sortent mieux que moi.
Vais-je arriver à avoir une belle vie ? J’ai tellement peur de tout ça !
Merci pour cet article. S

Bonjour S,
Cet article commence à dater, et était parmi mes premiers écrits mais content si ça peut vous aider.
Déjà vous regardez les choses en face et faites le diagnostic, c’est une très bonne chose car ça veut dire que vous avancez et au vu de ce que vous dites vous allez dans cette direction. Ce n’est pas donné à tous, croyez moi.
Juste une chose, ne vous flagellez pas, vous n’êtes pas responsable de tout ce que vous avez vécu en particulier dès votre plus jeune âge. Donc cessez de vous flageller vous n’êtes ni nulle, ni incapable. Ce que vous voyez et comment vous l’interprétez, y compris sur vous, n’est qu’une interprétation.
Certaines personnes restent dans le déni et accuse sans arrêt les autres de leur malheur, vous vous avez choisi l’honnêteté.
Maintenant je suis convaincu que vous arriverez, à votre rythme, à “rééduquer” votre cerveau pour voir différemment. Juste petit à petit apprenez à accepter là où vous en êtes.
Comme je vous disais, vous n’avez pas à vous flageller de ce que vous avez vécu et de l’impact que ça a dans vos perception de ce que vous vivez.
Vous ne vous mentez pas, et ça, c’est déjà beaucoup de courage, rien que ça montre que vous pouvez être fière de vous.
Votre vie et votre chemin de vie est unique, il n’y a pas à le juger et encore moins à le comparer puisqu’il est unique avec vos épreuves. Ce sont les vôtres.
Pour avoir vécu avec une personne fortement blessée par son enfance, elle s’énervait tout le temps et ne pouvait le maîtriser mais restait dans le déni, et le reste encore. Ce que je veux dire, je ne connais pas votre compagnon, mais gardez en tête que lorsque vous voyez des atteintes, des “insultes”, des blessures, c’est peut-être juste la personne blessée en vous qui va chercher ce qui gratte en dehors. En gros on ne veut pas forcément vous blesser, juste certaines choses malgré l’entourage, réveille ces blessures tel un miroir.
Une mise en perspective et une reformulation aide beaucoup dans ces cas-là.
Ne mettez pas la charrue avant les boeufs. Travaillez d’abord sur vous et vous êtes en bonne voie avant de penser à votre réussite. Travaillez sur votre perception des choses, comme essayer d’être heureux de la réussite des autres, car cela ne vous enlève rien.
Travailler sur vous, vos perceptions, et surtout votre acceptation pour commencer, amènera automatiquement la suite.
Vous voulez que je vous dise, il y a de quoi avoir peur dans la direction que prend notre société, mais cela peut aussi être vu comme une opportunité de changement, car nous n’aurons pas le choix. Tout est une question de perspective, entrainez-vous à changer de perspective tout en restant honnête.
Par exemple on peut dire que l’avenir nous ouvre de très grande et belles perspectives de changements, de belles opportunités, mais ça sera difficile.
Et surtout, surtout, soyez patiente et indulgente avec vous. Plus vous serez patiente et indulgente, compréhensive avec vous-même tout en étant honnête (sans flagellation) plus vous avancerez vite.
Ça peu paraître contre productif par rapport à notre société basé sur l’exigence et la perfection mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne en nous. La compréhension et la douceur aide à avancer. La dureté et l’exigence braque et pousse à enterrer son empathie, à ne pas voir nos erreurs les nier, et donc à les reproduire en les niants encore et encore.
Le petit enfant qui apprend et tombe, échoue se juge t’il ? Non c’est juste un processus tout ce qu’il y a de plus naturel. En fait il n’échoue jamais car il avance tout le temps, il ne se pose même la question d’échec ou pas, car pour lui c’est juste son processus naturel.
Commencez peut-être donc par accepter là où vous en êtes, votre vécu même si d’autres vous paraissent plus enviable. Dès que vous vous apercevez que vous comparez ; acceptez ce choix, cette “erreur” (je n’aime pas ce mot) et faites un autre choix volontairement. Au début ça vous paraitra factice, puis petit à petit de nouvelles connexion se feront.
Courage, vous allez y arrivez, à votre rythme.

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