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Développement personnel

Être consciemment mauvais

Quand j’ai commencé à jouer de la guitare, j’étais évidemment mauvais. D’ailleurs, je ne suis toujours pas bon. J’ai été mauvais dans tout ce que j’ai commencé, et pour l’essentiel, je ne suis toujours pas “bon” dans ce que je fais.

Quand Jimi Hendrix a lui aussi commencé la guitare, il n’a pas joué “hey joe” à peine le médiator entre les mains. Victor Hugo a un jour appris à écrire et Richard Branson (le patron de Virgin) était un enfant dyslexique est très mauvais à l’école.

Tuez vos idoles

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L'histoire ne fait que commencerQuand j’ai commencé à jouer de la guitare, j’étais évidemment mauvais. D’ailleurs, je ne suis toujours pas bon. J’ai été mauvais dans tout ce que j’ai commencé, et pour l’essentiel, je ne suis toujours pas “bon” dans ce que je fais. Mais c’est relatif.

Quand Jimi Hendrix a lui aussi commencé la guitare, il n’a pas joué “hey joe” à peine le médiator entre les mains. Victor Hugo a un jour appris à écrire et Richard Branson (le patron de Virgin) était un enfant dyslexique est très mauvais à l’école.

Tuez vos idoles

La télévision, le monde du spectacle, le milieu de l’information, notre société en règle générale nous abreuve d’artistes et de réussites “parfaites”, représentées comme des idéaux à atteindre. Ce qu’il se fait de mieux.

Nous avons je pense tous des repères ou modèles, représentant ce que nous aimerions faire ou nous inspirant. Et il peut nous arriver de nous sentir petit ou incapable par rapport à eux.

Ben c’est vrai, vous êtes en fait incapable d’être cette personne, et j’en suis incapable aussi. Mais c’est une excellente chose.

Elle est elle-même unique comme vous l’êtes aussi. Elle n’est d’ailleurs pas un idéal à atteindre, c’est une illusion sur un piédestal. Juste une forme de vie parmi tant d’autres.

Vous n’avez pas à être comme eux, mais à être vous.

Mais surtout, il y a une chose qu’il ne faut pas oublier. Nous ne voyons que le résultat final. Cette personne a été un jour débutante, a sûrement traversé de fortes remises en questions et beaucoup pratiqué pour apprendre.

Apprendre c’est la vie même

Je trouvais l’école tellement “c….t” que je m’étais promis de ne plus jamais vivre ça. Fini l’école et l’apprentissage, c’est trop galère, pas agréable, inutile. J’avais bien sûr tort, apprendre est l’essence même de la vie. Arrêter d’apprendre, c’est mourir.

L’éducation m’avait laissé une telle marque négative, et tellement ennuyeuse, que je ne voulais plus apprendre. En fait le soucis n’était pas là. Je désirais surtout être enfin libre et apprendre ce que je voulais vraiment.

Si vous devez changer de métier à cause de la crise, et donc faire des formations, vous le ferez, et de façon forcée par les événements. Peut-être même apprendrez-vous quelque chose qui ne vous attire pas plus que ça. Pourtant vous vous dépasserez pour réussir.

Pourquoi ne le feriez-vous pas envers ce qui vous plait ?

Pourquoi ne pas commencer maintenant, apprendre ?

Avez-vous peur de ne pas être à la hauteur de vos rêves, de votre idéal de vie ?

Pourquoi seriez-vous incapable ?

Champion de la médiocrité

Toute personne commence un jour, même les plus grands. Ce n’est pas une honte d’être débutant, c’est une chance. Surtout dans ce que l’on aime, et qui nous tient tellement à cœur, que l’on souhaiterait que ce soit parfait dès le début.

Il est toujours difficile de se lancer de nouveaux objectifs, de se retrouver débutant, quand nous sommes déjà bon dans un domaine. Mais c’est une chance de pouvoir se renouveler, une chance de développer et garder allumé cette étincelle de curiosité, cette envie d’apprendre, d’être un débutant.

Les personnes qui réalisent leurs rêvent, leur idéal de vie, ne sont pas plus intelligentes ou douées que vous. Elles l’ont juste fait, et ont été à leur début mauvaises.

Vous devez accepter d’être consciemment mauvais dans ce qui vous attire, ce qui vous tient à cœur, avant de devenir consciemment bon.

Ne croyez-vous pas qu’il est préférable d’être mauvais, temporairement, dans ce qui vous attire, plutôt que par soi-disant “obligation” dans quelque chose qui ne vous convient pas ?

Crédit photo : Jérémy Grx

 

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6 réponses sur « Être consciemment mauvais »

Toujours plein de bon sens Lionel, comme d’habitude.. L’image est en effet toujours très idéalisée, à tort.. Lorsque l’on voit les “stars” au naturel, ou lorsqu’on envie la vie d’untel, on ne sait pas ce qui se passe entre les 4 murs de son habitation .. Beaucoup tomberait de haut en s’apercevant de l’écart entre la réalité et ce qui a été imaginé !
Lorsqu’on se lance dans une nouvelle activité, quelle qu’elle soit, il est essentiel de persévérer pour pouvoir progresser. C’est là je pense que le bât blesse, car on a souvent tendance à abandonner trop vite lorsque les choses ne vont pas au rythme qu’on aimerait qu’elles aillent… j’en sais quelque chose 😉
Et c’est vrai qu’avec la crise, beaucoup de gens vont être obligés de faire des formations : surtout surtout, oui, faites ce qui vous plaît, ce qui vous attire (parce que vous le ferez bien avec moins d’efforts et que vous serez motivés pour continuer d’aller de l’avant, et pourquoi pas, entreprendre ?). Ne vous laissez pas berner par ce que d’autres pensent ce qui est le mieux pour vous compte tenu de votre formation et de votre parcours : je l’ai fait, c’était une erreur monumentale et cela ne m’a pas servie du tout !

Abandonner, ne pas commencer, je connais aussi largement ça. Ma pile de livres à lire, ceux à appliquer, cette méthode de Jazz Manouche qui prend la poussière.
Je pense que nous le faisons tous. Se limiter est sûrement la meilleure option pour avancer plus dans un domaine. Mais choisir n’est pas toujours évident et le manque de persévérance choisi parfois à notre place.
L’orientation est une calamité et un véritable échec. Tu résumes très bien. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas toujours simple, surtout quand on attend beaucoup de ces conseils, lorsqu’on se cherche et est incertain.
Un grand oui, il faut faire ce qui nous plait plutôt que ce qui porte ou est à la mode ou semble bien.
C’est comme les bonbons, parfois l’emballage est beau, mais une fois dans la bouche c’est la cata.

.”C’est comme les bonbons, parfois l’emballage est beau, mais une fois dans la bouche c’est la cata”
ah ah ah !!! j’adore, c’est tout à fait ça ! c’est vrai aussi que ce n’est pas facile de savoir ce que l’on veut vraiment.. on peut rester des années à tergiverser, douter, oser un pas, reculer de deux.. c’est la danse de la vie ! 🙂

C’est clair qu’il est plus facile de goûter des bonbons même mauvais que de faire par moment un choix.
Nous hésitons souvent, alors qu’à y réfléchir, faire un mauvais choix c’est gagner du temps.
C’est une possibilité en moins sur la liste et peut-être des mois de tergiversation éliminé.
Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

c’est une façon positive de voir les choses.. il est vrai qu’à ne pas faire de choix, à ne pas prendre de décision, on se retrouve comme l’âne de Burridan qui ne savait pas s’il avait + soif ou + faim et qui n’arrivant pas à se décider, finit par mourir ! 😉

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