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Route ondulée dans le Nevada.Nous sommes le 31 décembre 2011. Officiellement, c’est le dernier jour que je travaille au secours en montagne. Je n’aurai bientôt plus de voiture et une grosse partie de mes affaires ont été vendues. J’ai démissionné et pris cette décision définitive début 2011.

Pourquoi j’ai démissionné

La raison est simple. J’écoute ce qui me pousse, mon instinct (enfin, j’essaie). Lorsque je ne trouve pas le courage de l’écouter, je me sens emprisonné par mes peurs. Mon instinct m’a guidé vers le secours en montagne, pour ensuite continuer mon évolution dans une autre voie.

En fait, ce changement se préparait sans que je m’en aperçoive, en fond, depuis un moment.

D’ailleurs, je trouve fascinant de se retourner et regarder comment les choses se mettent en place. Comment de tous petits détails, insignifiant, peuvent avoir une conséquence majeure 10 ans après. Ou quelles sont les conséquences d’un non choix ou d’un manque d’écoute.

Le hasard n’existe pas, seulement son illusion.

Pour être plus précis, voici plusieurs raisons :

  • Apprendre, créer, partager et aider dans de nouveaux domaines.
  • Vivre une nouvelle aventure.
  • Ne pas avoir à me dire en me retournant plus tard. “Je regrette.”

En ce qui concerne le contexte, la crise, etc…

Le contexte, je vois ça comme le décor d’un théâtre. Il peut ne pas plaire, être mauvais, mais il n’empêche pas de pouvoir jouer une belle pièce.

Je n’ai pas envie de diriger ma vie en fonction du contexte. C’est à mon sens un mauvais prétexte quand il sert juste d’excuse à ne pas faire ce que nous sentons au fond de nous, réaliser ses rêves. Je m’en sers déjà trop souvent dans d’autres circonstances.

Je ne voulais pas non plus m’ouvrir une grande porte de secours, comme tester petit à petit en parallèle du secours. Si je fais ça, je n’avance pas.

Plus simplement, la question ne se posait plus. Le choix était fait.

Avoir plusieurs vies en une

J’aime l’idée d’avoir plusieurs vies en une. Une aventure avec ses hauts et ses bas. Et puis, quelque soit la voie choisie, il y a toujours des moments difficiles à un moment donné. Donc autant les vivre sur un chemin qui plait.

Au final une question compte :

Est-ce que je profite de ce temps donné ici pour apprendre ce que j’y ai à apprendre, réaliser les expériences que j’ai envie de vivre, suivre cette énergie qui me pousse, essayer d’apporter ce que j’ai de mieux à apporter, ou taire tout ça par peur ou parce que tout est soi-disant figé ?

Crédit photo : mkrigsman

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22 commentaires

  1. et bien, vastes questions !!!
    je suis d’accord avec toi : le hasard n’existe pas. tu as eu le courage d’écouter “ta petite voix”, ton intuition qui peut aller à contre courant des conventions : Félicitations !
    A te lire, je pense que tu ne regrettes pas ta décision. Si tu ne fais plus de secours en montagne, vers quelle voie t’es-tu tourné pour vivre ces nouvelles aventures ? Car malheureusement, la réalité pécuniaire nous rattrape et il faut bien vivre en assurant un minimum vital : se loger, se nourrir. Je comprends ce besoin de vivre pleinement, mais je crois que c’est plus facile lorsqu’on n’a pas de famille à charge, ou bien si le conjoint peut assurer ce quotidien “en attendant”..
    Bon, je suis très triviale là, mais c’est vrai que l’aspect financier des choses est aussi ce qui empêche les gens de vivre pleinement leurs rêves et de se lancer dans l’aventure. Selon le vieil adage : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…
    Après, certains sautent le pas et vivent mieux parce que plus en harmonie avec leurs convictions, d’autres se plantent (là, il faut se demander pourquoi si l’on veut que l’expérience soit tout de même enrichissante), et d’autres enfin se contenteront de rêver leur vie..

  2. Au fait, j’aime beaucoup la photo qui illustre ce billet, elle me fait penser à une peinture que mon fils avait fait tout petit, et qui était porteuse d’un symbolisme extraordinaire..

  3. Tu sais, ça faisait un moment que ce changement se préparait en moi. Quand j’ai pris la décision il n’y avait plus de peur. Mais j’ai un genou qui a néanmoins lâché (en stage ski pour le travail), car j’avais un refus à plier pour mon évolution.
    Tu as totalement raison, il est plus facile de changer quand on est sans enfants, c’est bien pour ça que je l’ai fait maintenant. Ensuite, cela n’est pas impossible, mais c’est bien plus compliqué. Je pense que se poser les bonnes questions, éteindre la télé, et rencontrer des gens qui l’ont fait en famille pour s’inspirer, peut-être une bonne voie pour se rassurer et monter son projet en prenant son temps.
    Ma façon de le faire est peut-être un peu extrémiste, mais j’ai décidé de faire confiance à mon instinct, ma petite voix. Certains le font en organisant tout de A à Z. D’autres c’est complètement autre chose. Mais tu soulèves un point très important, quel que soit le résultat du choix, il faut assumer le résultat, bon ou mauvais. Et ça c’est clair, c’est pas évident, souvent on ne le sait que face au fait. Et notre société ne nous aide pas du tout à pouvoir être nous-même. C’est plutôt l’inverse.
    Mais je remarque une chose, il y a de plus en plus de personnes qui franchissent le pas pour suivre leur voix. Les peurs et les illusions tombent petit à petit.

  4. Je n’ai pas répondu à ta question “sur quelle voie?”.
    En fait la page à propos y répond à la partie “buts” en partie. Et j’ai aussi commencé à me lancer dans l’édition pour publier ce que j’écrirai et suis en train d’écrire.
    Tout ça demande un peu de bataille personnelle, mais c’est aussi le but. 🙂
    Tout ça se construit en même temps que j’avance. D’où pour le moment ce sentiment d’imprécision quand j’explique. Mais je sais où je vais. 😉
    Après tout il faut avoir la foi il me semble pour cette fameuse loi d’attraction ou loi de l’univers. 🙂

  5. Coucou Lionel !
    Je vois que tu es sensible aux messages de ton corps (genou), c’est très important de le remarquer, et de le comprendre ppur évoluer. Mais ce n’est pas toujours simple ! J’ai un livre qui traite de ce sujet, mais j’avoue que parfois, je n’arrive pas à faire le lien : sûrement que je ne suis pas assez sage ;)….
    Se lancer dans l’édition, chapeau ! ce n’est pas évident, mais tu as ta petite lumière intérieure qui te guide et je suis sûre que tu vas y arriver.
    J’ai beaucoup pensé à toi hier, car il y avait un film comme on aimerait en voir plus souvent à la télé, inspiré d’une histoire vraie : “Into the Wild” (tu peux sûrement le voir sur M6 Replay).
    C’est un jeune homme qui sortit de la fac, décide de vivre sa vie comme il l’entend, sans consumérisme et sans les conventions que la société impose. C’est un peu un Cédric, mais beaucoup plus fouillé, plus extrême. Si tu peux, regarde le, c’est vraiment bien. En plus, à un moment, je me suis demandée si ta photo ci-dessus n’était pas extraite du film…Je ne te raconte pas la fin, parce que c’est un voyage qui se découvre. Juste une phrase de son journal : “le bonheur n’est réel que s’il est partagé”…

  6. Bonjour Sarah,
    pour le genou, je n’ai pas fait le lien moi, tout de suite, même si je savais déjà que rien n’arrive par hasard. Il se trouve que j’ai pris ma décision à ce moment là. Mais c’est une personne qui m’a aidé à comprendre le lien précis. Depuis je suis bien plus attentif. Mais tu as raison, il n’est pas évident de toujours cerner le message.
    Je connais “into the wild”, j’ai lu le livre et vu le film. C’est un excellent film et une histoire vrai. C’est surtout sur la cause de la mort qu’ils ne s’entendent tous pas.
    Je connais donc la fin. Il pardonne et comprend. 🙂

  7. et bien je crois que dès que j’en aurai l’occasion, je lirai le livre car bien souvent je préfère le livre au film..
    tu as lu “dis moi où tu as mal, je te dirais pourquoi ?” de Michel Odoul ? c’est un livre bien fait et assez explicite, même s’il n’entre pas dans les détails, il permet de comprendre beaucoup de choses..

  8. Bonjour Lionel,

    J’ai visité le site Psychologies.com où je suis tombée sur une discussion au sujet de « trouver sa voie », sur ton post et, par conséquent, sur le lien vers ton blog.
    Cela fait une année donc je ne sais pas si t’es encore aussi intéressé et concerné par ce sujet mais je me permets de t’écrire car j’ai trouvé ton post très parlant et je cherche quelqu’un qui me comprendra et avec qui échanger.

    En fait, tu répondais à une dame qui s’inquiétait pour son frère, malheureux dans son travail de plombier. Tu disais que toute personne malheureuse dans un domaine ou un autre de sa vie l’est parce qu’il lui manque le sens.

    On voyait que tu parlais de ton expérience. Pour trouver ce sens, tu conseillais de déterminer ses valeurs et ses besoins. C’est en fait ce qu’une coach m’a dit aussi.

    J’ai déjà déterminé mes valeurs et mes besoins, ainsi que mes dons et mes passions (les choses qui me font « vibrer », que je fais spontanément quand je n’ai pas de contrainte).

    Par contre, je n’arrive pas à « boucler la boucle », c’est-à-dire concrétiser où je dois aller. En fait, je me suis d’abord joint à la discussion sur Psychologies.com et après mon post, une autre personne disait une chose similaire à moi.

    C’est-à-dire : J’ai un diplôme et une expérience professionnelle (de juriste), où je ne m’épanouie pas du tout, où j’étouffe et qui me cause un stresse tel que j’ai commencé à en avoir des problèmes de santé. En fait, je suis assez d’accord avec toi, qu’on a beau se forcer à faire des choses mais notre corps ne se laisse pas faire et un jour il dit stop – « y en a marre ».
    Puis, j’ai des dons (des capacités) et des besoins. Cela est assez compatible mais totalement opposé à mon parcours jusqu’alors.

    En plus, je suis une mère de famille, donc il ne faut pas négliger le côté matériel des choses, qu’il faut des revenus et aussi plus tard la retraite. J’ai un conjoint mais c’est comme si je n’en avais pas car il a très peu de revenus et la plupart de nos besoins matériels est financé par moi.

    J’ai 36 ans et depuis 18 ans maintenant, je n’exagère pas, je cherche ma voie. J’ai toujours admiré les héroïnes du style Mylady de Winter – des femmes dangereuses, puissantes, intelligentes et belles qui vivaient une vie plein d’aventures et manipulaient les gens autour d’elles. C’est pour cela que mon rêve depuis l’âge environ de 15ans était d’être pute (peut-être que cela te choque mais il me semblait que c’était une manière assez simple et agréable de gagner beaucoup d’argent et que je pourrais me faire toujours très belle) et ensuite, quand je vieillirais et mettrait de l’argent de côté, une femme d’affaires un peu mafieuse – j’aurais un réseau de bars, je ferai chanter les commerçants, je manipulerai et escroquerai des hommes – je serais une femme puissante et dangereuse qui aura le contrôle sur un territoire, le commerce dans celui-ci et la vie des gens.

    Par contre, tu dois admettre que ceci n’est pas un rêve qu’on communique à ses parents, ses profs ou ses conseillers d’orientation. J’ai quand-même essayé et on m’a dit que je n’étais pas encore mûre, que j’étais déséquilibrée et qu’il valait mieux suivre une thérapie psychologique. Ce que je n’ai pas fait.

    Du coup, je me suis laissé persuader par mon père à étudier le droit car cela serait une voie avec beaucoup de débouchés et un métier qui paie bien (c’est le cas sauf que…). Faute fatale. Car non-seulement, cela ne correspondait pas du tout à mes souhaits mais était opposée aussi à mes « talents personnels » –j’ai toujours eu une manière de penser plutôt technique (maths, chimie, informatique) et pas du tout littéraire. Du coup, depuis le début des études en droit, je galère , beaucoup trop d’effort pour très peu de résultats, je ne suis pas assez impliquée au travail, n’avance pas, me fais souvent virer et ne gagne pas assez d’argent. J’ai perdu toute confiance en moi, dors mal et traîne les pieds en allant au bureau. Et ce n’est pas le manque de bonne volonté, plusieurs fois je me suis dit (souvent quand j’ai un nouveau boulot) que j’allais faire de mon mieux pour être la meilleure possible mais je n’arrive souvent même pas à me rappeler sur quoi je travaille, ne me sens pas à l’aise avec mes collègues, commets des fautes d’inattention et dans mon bureau et dans mon tailleur stricte, je me sens littéralement étouffée. A la fin de la journée, je suis crevée, mais la nuit, je dors mal et me réveille toujours au moins 1h à l’avance avec l’estomac noué.

    Je sens donc que, ne serais ce que pour ma santé mais aussi pour que je puisse donner à mes enfants l’envie d’entrer dans la vie professionnelle et ne leur communique pas le dégoût, je dois changer des choses.

    Mais je ne vois pas que faire – je ne peux pas quitter la voie juridique pour entrer dans la voie scientifique, je suis trop vieille, on a besoin de revenus et les sciences évoluent trop vite. En plus, pour être honnête, cela ne me passionnait pas non plus.

    Je ne peux pas devenir « mafieuse ». Je suis quelqu’un de trop naïf, gentille et douce comme un agneau (même si c’est en partie dû à ma perte de confiance en moi quasi-totale), je me ferais immédiatement arnaquer, voire pire. Je n’ai pas de connexion dans le milieu et je pense que dans ce milieu, on s’y lance très jeune et il faut bien connaître les acteurs, la rue. De plus, ce n’est pas un « métier » dont on peut parler à ses proches. « Viens me chercher à mon bureau ce soir ».

    J’ai déjà fait des petits changements craintifs –je suis devenue commerciale – là du coup il y avait plus de relationnel, de liberté et d’aventure ce qui me convenait mais je n’arrivais pas à vendre ce qui me stressait. Aussi, je crois qu’il me fait malgré tout un certain épanouissement intellectuel – alors que la vente, cela dépend de quoi, ne demande pas grand-chose à part la tchache et une bonne présentation physique.
    Je suis perdue.
    Est-ce que de ta propre expérience ou de celle de quelqu’un d’autre, tu peux me donner un conseil comment se sortir de cette impasse. Je connais beaucoup de monde dans le même cas mais je n’ai jamais encore vu quelqu’un qui pourra donner « la recette » à suivre. Avec ma coach, cela a commencé bien. Elle m’a fait d’abord réaliser « dream-board » où je devais coller tout ce que je voyais comme ma vie de rêve sans me limiter. Ensuite, on a listé mes valeurs et mes besoins. Et avec les mots-clés (liste établie à partir de la dream-board et des listes de valeurs et de besoins) rechercher des métiers sur des moteurs de recherche dont le descriptif contenait ces mots clés. Et c’est là que cela s’est gâté. Car les boulots que je trouvais ne me donnaient plus aucune envie du tout. J’ai perdu du coup toute motivation et toute confiance en le résultat de ce coaching.

    Bon, excuse moi, j’écris trop. Où en est tu dans ton épanouissement et ta recherche de liberté et de rétablissement de confiance en soi ? J’espère te lire.

    1. Bonjour Alouash,
      je vais essayer de faire une réponse organisée, de ne pas trop me disperser (ça c’est pas gagné).
      Oui je suis toujours très intéressé par le sujet et c’est toujours d’actualité. C’est un travail qui prend du temps, voir ne s’arrête jamais, nous sommes perpétuellement en remise en question, en changement, à affiner qui nous sommes et voulons être.
      Ca ne veut pas dire que tu ne trouveras pas, au contraire, simplement que tu es à un carrefour important de ta vie où t’est posé la question de choisir un autre chemin pour faire cette recherche. Tu vas devoir abandonner, petit à petit, beaucoup d’idées reçues (personnelles, héritées, culturelles), façon de penser afin d’avancer.
      C’est clair que tu n’es pas dans une situation facile, les choses sont moins simples avec une famille. En restant terre à terre, il faut bien manger.

      Tu as pris conscience que si tu n’arrêtes pas, que ce soit parce que tu ne trouves pas la solution, que tu ne t’autorises pas, etc, peut importe. Ton corps t’y poussera, et tu n’auras pas le choix.

      Dans mon commentaire d’hier, je te parlais d’écouter. En fait, nous savons toujours plus ou moins ce qui nous convient ou pas, ce qu’il faudrait faire ou pas. Pas forcément avec une vision à long terme, mais sur l’instant. Nous n’écoutons simplement pas.

      Que ce soit parce que l’on y est obligé. Enfant je ne comprenais pas le système écolier, si j’étais un bon petit élève, de niveau moyen, docile et gentil qui écoutait et faisait ce qu’on lui demande, au fond de moi je trouvais ce système ou t’es assis 8h par jours à apprendre de force des choses profondément mauvais. Le concept me dépassait complètement, je ne comprenais pas. Je n’avais pas le choix (à part plus grand évidemment), et je n’ai toujours pas changé d’avis d’ailleurs au sujet de l’école.

      Contraint par nos préjugés, l’envie d’être accepté. C’est le fameux c’est comme ça, et le regard de la société et de l’autre, de l’éducation que nous ne remettons pas en cause. Il faut beaucoup travailler, tu ne peux pas travailler et te faire plaisir (le travail c’est le travail), se mettre en arrêt de travail c’est mal, si je fais ça ça ne plaira pas à mes parents, comment va-t’on me regarder, que va-t’on penser de moi. Plus un sujet et grave et important, plus nous sommes enclin à faire nos choix en fonction des préjugés, du regard des autres, et de l’idée que la société s’en fait, de ce qu’elle attend de nous. Pas simple à faire, mais il faut petit à petit bazarder tout ça. S’en détacher.

      Nous faisons ça inconsciemment par facilité, surtout face aux choix difficile. Mais la réponse, la bonne, vient toujours et uniquement de toi. C’est pour ça qu’hier je te disais qu’il n’y a pas de recette applicable. Sinon celle de s’écouter sans se juger, et surtout d’oser.

      Dedans rentre les idées comme : je suis trop vieille, mon parcours jusqu’ici me bloque, etc.

      Excuse moi pour cette intro, je pense que tu sais déjà tout ça. Mais je voulais faire ce rappel. Fais tes choix en fonction de ce que tu ressens. Fait même plus confiance à ce que tu ressens, à tes émotions, qu’à tes pensées qui peuvent être brouillées par une vie de conditionnement, les préjugés, les peurs, l’envie de faire plaisir ou d’être bien vu par les amis, les parents, la culpabilité, etc.

      Donc le sens que tu veux donner à ta vie, ce que tu veux être, ou si tu ne le sais pas encore avec précision la direction, est ce que tu ressens dans ton corps. Les exercices comme ceux fait avec ton coach aident aussi à le déterminer.

      Te sens-tu poussées vers quelque chose, dans une direction ?
      Sans juger la possibilité ou pas. Le ridicule ou pas.
      Même une direction vague. Au début ça n’est pas forcément une vision précise (c’est mon cas). Tu peux juste ressentir un besoin d’aller dans une direction sans savoir avec précision où ça va te mener, ni comment tu vas y arriver.

      Le plus difficile est de s’autoriser à y réfléchir, et franchir le pas. Surtout lorsque c’est vague et que l’on se sent incapable, que l’on va dans une nouvelle direction. J’ai ramé pendant les 2 dernières années à cause de ça. Ne pas juger de nos capacités et de là ou notre ressentie nous pousse. Y aller c’est tout.

      Te poserait-il un problème de tourner la page de ton parcours jusqu’à maintenant ?

      Est-ce que ton parcours qui te bloque, ou l’idée de tourner la page à ce que tu as construit jusqu’à maintenant ?

      Crois-tu avoir l’obligation d’utiliser ce que tu as appris jusqu’à maintenant ?

      D’ailleurs si tu tournes la page complètement, peut-être t’apercevras-tu que plus tard, que ça te servira mais d’une façon et dans une voie qui te plait. Ou tu comprendras ce que ça t’a apporté.

      Concernant ton rêve d’enfant. Est-ce tant le métier qu’elle faisait qui te plaisait ou plutôt ce que tu en percevais au vu de ce que tu vivais. La contrainte des études imposées, enfermé, à apprendre des choses ennuyeuses opposé au besoin de liberté et d’être maitre de soi et de dominer les autres contre être dominé ?

      Car si c’est seulement ça, tu peux le réaliser sans entrer dans la mafia ou faire prostitué. Je dirais même que tu as plus de chance de le réaliser en n’y entrant pas.

      Tu peux vivre ces sentiments de liberté en t’autorisant à remettre en cause ce qui t’a guidé jusqu’ici, et surtout en passant à l’acte.

      Par contre tu dois accepter de faire un changement tellement profond, que tu dois t’autoriser à suivre ce que tu ressens et qui va à l’encontre de ce que la société, les parents, etc, ont toujours imposé en pensant que c’était au mieux. Tu dois accepter de remettre en question et d’aller à l’encontre de tout ce qui te bride, y compris et surtout si ça te parait normal, que tu ne le remets pas en question.

      Ces choix peuvent te paraitre irrationnel à un point, que tu ne peux l’envisager pour le moment. Comme par exemple démissionner avec des enfants (je ne te dis pas de démissionner, c’est un exemple facile).
      Mais si tu t’autorises à envisager un choix qui te parait irrationnel, mais où ton ressentie te pousse, ça veut dire que tu t’autorises à chercher des solutions dans cette direction.

      Qu’es-tu prête à accepter comme solution, comme changement ?

      Par exemple, si tu trouvais un petit travail en province, qui ne demande pas de qualification particulière, ou une formation restreinte, mais qui t’enlève le stress, vous demande de déménager, te libère à-côté du temps pour continuer ta recherche personnelle à ton rythme, et t’autoriser à explorer de nouveaux horizons.

      Y serais-tu ouverte ou pas ?

      Qu’est ce qui t’en empêcherait ?

      Comment te sentirais-tu face à ce choix ?

      Tout ce que tu as appris maintenant, les formations, les années d’études que tu aurais l’impression d’avoir faites pour rien ?

      Aurais-tu l’impression de reculer ou d’avancer ?

      La peur de l’inconnu ?

      Te l’autoriserais-tu ?

      Si non pourquoi ?

      Il n’y a pas de mauvaise question ni de mauvaise réponse. Simplement, ne te ferme pas des possibilités à cause de préjugés. Autorise toi à aller là où personne ne t’attend mais où tu te sens poussé. Y compris si ça irrite, et que personne ne comprend.

      Tu dis aimer avoir du pouvoir et de l’influence. Si tu t’autorises ces gros changements (et tu y arriveras à ton rythme), tu en auras, mais dans le bon sens. Car les gens te demanderons comment tu as fait. Auront envie de faire comme toi, de s’autoriser à changer.

      Le danger, l’imprévu, l’aventure, peut être vécu dans sa façon de vivre. Les changements que tu es en train de vivre t’amènerons peut-être encore plus ça. Dans le bon sens aussi.

      Tu dis être naïve, j’ai un peu ce problème aussi par moment. J’appelle ça croire simplement en l’homme et en ce qui de bon en lui.

      Tes dons sont une chance et te poussent dans le domaine du relationnel, de l’aide (par exemple) quelle qu’en soit la forme, mais le relationnel peu servir dans beaucoup de domaines. Ta facilité dans le technique n’est pas incompatible.

      Je ne pense pas que tu doives tout agencer parfaitement maintenant. Si tu attends d’avoir l’idée miraculeuse, tu vas mettre un temps de fou à bouger. Voir ne pas bouger.

      Bouge avant selon ton ressentie, et laisse les choses se mettre en place, venir à toi.

      Ne te ferme pas de porte. Par exemple avoir plusieurs étiquettes, un travail à temps partiel dans un autre domaine ou le même, pour relâcher la pression et quelque chose d’autre à côté. Tu disais sur psychologies.com être originaire des pays de l’est. J’ai une amie qui donne des cours de tchèques via skype, ce n’est pas forcément sa voie ultime, mais ça lui laisse une grande liberté. Ce n’est qu’un exemple.

      Je pense m’être pas mal dispersé, j’espère pas trop. J’espère surtout que cela va t’amener à te poser les bonnes questions, car seul toi à les réponses, en toi, méfie-toi de ceux qui te diront “fais-ça”. Pour continuer à échanger et confronter tes idées et ressentis, c’est avec plaisir. Tu peux le faire ici dans les commentaires ou si tu préfères par le formulaire de contact du site.

      Pour ma recherche personnelle, ça avance bien. Je sais où je veux aller (C’est un sentiment imprécis), ce que je veux travailler, dans quoi je veux progresser. J’ai une direction, je ne sais pas comment tout va se mettre en place. Je fais simplement en fonction de ce que je ressens. C’est un chemin et un apprentissage de plusieurs années.
      Par moment ça prend du temps, car je ne m’autorise pas, ne me sent pas le droit, capable. Notamment ces 2 dernières années. C’est pour ça que j’ai peu écrit sur le blog. Et c’est en train de changer pour 2014 en bien.

      Je vais revenir sur tout ça dans le blog dans mes prochains billets. Je dois prendre le temps de les écrire, j’ai 1000 choses à faire. 🙂

      Je te souhaite une belle fin d’après midi.

      PS : j’ai aussi répondu sur le forum

    2. Un petit commentaire supplémentaire. Pour que ce soit plus digeste et avec quelques compléments.

      Il n’y a pas de solution miracle, sinon celle d’écouter où notre instinct et nos ressentie nous mène sans juger en fonction de nos croyances et peurs. On est d’accord c’est très dur à faire. D’autant plus dans notre société où souvent l’on cherche une solution rassurante. Celle-ci est très fiable, mais demande d’avoir la fois en soi, en ses ressenties, de leurs confiance.

      En fonction de tes besoins, de ce que tu aimes, de ce qui te rends heureuse et du sens que tu veux donner à ta vie, à ce que tu veux faire. Pose toi la question : quelle vie je veux avoir ? Je ne parle pas au niveau financier, mais plus qu’est ce que tu veux faire ? Qui tu veux être ? Ne juge pas ce que vois comme impossible ou pas etc.

      Au début ça sera peut être difficile à faire. Ta vison sera vague. Ne t’inquiète pas, c’est normal si c’est le cas. Néanmoins, n’attend pas pour suivre ce qui en ressort et aller dans cette direction même vague, fais-toi confiance.

      C’est le passage à l’action qui te permettra d’avancer. Quand tu as déterminé où tes ressenties te mènent sans les juger. Passe à l’action, cherche les possibilités, regarde ce qui vient à toi sans juger, ça peut faire peur, mais il faut néanmoins passer à l’action.

      Ne te flagelle pas si tu passes à côté d’opportunité. Pendant des années j’ai eu des opportunités que j’ai laissé passer, je ne suis pas passé à l’action. Car je ne m’en jugeais incapable, ou alors je ne m’en sentais pas le droit, pas les compétences, où alors ça ne correspondait à ce que je voulais faire précisément. Ce ne sont que des croyances. La seule chose qui a changé maintenant, dans le fait que je saisisse plus les opportunités est ma façon de voir les choses, uniquement. Et non mes compétences. Cela peut demander d’aller au-delà de la peur de se lancer, d’oser faire ce qui va à contre courant.

      Tu peux aussi être amené devant des expériences à vivre afin de changer, d’avoir de l’expérience dans certains domaines afin de réaliser ta vision. C’est par exemple mon cas en ce moment. J’ai failli passer à côté, car ce n’est évident à voir. D’où le fait de ne pas juger ce qui vient, mais de ressentir et de faire confiance.

      Un exercice par exemple : tu fermes les yeux, tu te détends, et successivement tu t’imagines dans différents lieux de vie, différents métiers ou situations générales (contact, technique). Prends le temps de bien visualiser, tu ressens quoi à chaque fois dans ton corps.

      Avant de démissionner de mon ancien travail, qui était un rêve d’enfant, je savais que je devais le faire, changer, que j’avais fait le tour et devais passer à autre chose. Mais je ne passais pas à l’acte. Il est arrivé un moment où mon corps ne m’a pas laissé le choix. Il m’a imposé une pause par blessure au genou. Le genou représente la difficulté à plier. A ce moment là, j’ai lâché-prise et commencé à chercher comment organiser ma reconversion, ma recherche personnelle malgré la prise de risque. D’autant que le genou dans mon ancien métier, c’est vite un arrêt long.

      Je conçois que quand on a une vie de famille c’est très compliqué. Car il y a ce besoin de sécurité, de voir venir qui est beaucoup plus important. Mais une recherche personnelle que tu aies un but loin ou proche à atteindre, ou un but imprécis, demande de suivre son guide intérieur et de lui faire confiance. Automatiquement cela fait que tu te confronteras à toutes les croyances et conditionnements que nous avons dans notre société et tes personnelles. Des choses qui te paraissent logiques et que tu ne penses même pas à remettre en question.

      Pour le moment le grand conseil que je pourrais te donner. Ne cherche pas comment faire. Cherche ce qui te rend heureuse, que ressens-tu en toi ? Vers où es-tu poussée ? Ne juge pas, ni en argent, ni rien. Ce qui est bien c’est que tu as déjà fait une grande partie de ce travail. N’en doute pas.
      Quand tu auras bien déterminé ton ressentie, une vision de vers où tu veux aller, ce que tu veux réaliser.

      Concentre toi dessus à fond, cherche des solutions, et surtout regarde et accepte ce qui vient à toi (c’est sûrement le plus difficile avec le fait d’y croire à fond sans inquiétude, comme si c’était déjà-là).

      C’est comme ça que je fonctionne. Et ça marche, mais ça peut prendre du temps pour certains but selon ce que tu as à changer.

      Si par exemple pour commencer, tu veux t’imaginer vivre au vert, avec un métier qui te laisse du temps, ou surtout moins stressant. Concentre-toi à fond sur ça. Fais-en un but, cherche, change tes habitudes dans ce sens, et sois attentive, il se peut que tu aies de belles surprises.

      J’espère que tout ça t’a donné des pistes pour finaliser ta recherche personnelle. La solution est là où personne ne la cherche. Elle n’est pas sur internet, ici ne sont que des outils d’aide, de partage, elle est en soi. C’est bien pour ça, que dans un monde où, à l’école nous apprenons à écouter les autres avant tout, et surtout pas nous, nos ressentis, nous avons tous du mal à savoir qui nous sommes. Suis ton instinct, y compris s’il te fait prendre une décision que tu juges comme un risque.

      Bon, je repasserai pour le “petit” commentaire. Ce n’est pas encore ça.

  9. Bonsoir Alouash, merci pour ton commentaire et sur le coup aussi ta confiance. 🙂
    Ne t’excuse pas, il y avait beaucoup à dire. Je ne te fais pas une réponse détaillée maintenant par manque de temps, par contre je reviens très rapidement vers toi avec une réponse que j’aurai bien pris le temps de faire au plus tard demain.
    Les outils comme les listes de valeurs, etc, sont importants, des repères indispensables permettant d’aider dans le choix, en faisant ceux qui respectent au mieux qui l’ont est et veut être.
    Par contre il n’y a pas de recette miracle que l’on pourrait appliquer à tout le monde. C’est plus dans une façon d’écouter. J’y reviens plus en détails demain. En tout cas, dans ce que je pourrais dire pour t’aider, en espérant que cela te sera utile.
    En attendant, je te souhaite une bonne soirée et du courage. Tu es encore très jeune, tu as plein de temps pour apprendre de nouvelles choses, lancer de nouveaux chantiers.

    1. Bonjour Lionel,

      Heureusement que tu m’ais averti des messages sur ton blog, car j’ai pensé que je n’ai rien reçu et que peut-être que tu ne te rendais plus sur ton blog.

      Je ressens que t’as vraiment pris le temps de me répondre et je me sens comprise. Je t’en remercie.

      J’ai cru comprendre aussi qu’il fallait avant tout suivre son intuition et ses ressentis – même physique – car le corps reflète très souvent notre état d’esprit. Par exemple, quand on est épanoui, on a de l’énergie à revendre et quand on fait une activité à contre cœur, on est vite fatigué.

      C’est juste que c’est très difficile de s’astreindre de ce que les autres penses car, comme la personne sur Psychologies.com, quand mes parents me jugent, j’ai du mal à écouter sans les entendre.

      Dès que j’exprime le souhait de changer de domaine, j’entends que je ne suis pas mûre, que je suis irresponsable, que c’est malheureux de voir que tout ce qu’ils ont fait pour que je vive bien et à l’aise pars en miettes et est gaspillé. Ma mère dit même aux enfants qu’elle les plaint parce que leur mère est irresponsable. Elle dit même qu’un jour, les services publics vont me les prendre parce que je n’arriverai pas à les nourrir. Quand j’entends cela, je commence toujours à douter. Pour le moment, heureusement, ce n’est pas d’actualité car elle aime dramatiser, mais c’est très difficile de ne pas hésiter ; Si c’était n’importe qui d’autre qui m’avait dit la même chose, je n’aurais même pas fait attention.
      Mais je me dis en même temps que qui d’autre que nous-mêmes sait mieux qu’est-ce qu’il nous faut ?

      Mais cela fait peur. Je me vois spontanément toujours en femme d’affaires, plus ou moins honnête, respectée, à négocier dans des bars ou des restaurants. Depuis mon adolescence c’est toujours des images similaires. La négociation et un certain risque me donne des frissons d’excitation. En plus, je me verrais bien vivre au Maghreb ou en Turquie. Mais ce n’est quand-même pas assez concret. Je ne sais pas dans quel domaine par exemple. Mais je trouve cela impossible à réaliser, je n’ai absolument pas le sens des affaires, ni aucun don de négo crois toujours les gens sur parole, ne suis pas très disponible à cause des enfants ; ne sait pas gagner de l’argent, sait seulement en dépenser. J’aime bien aussi faire plaisir et plaire aux autres ce qui n’a pas sa place dans le monde des affaires. Et je ne peux pas du coup aussi prendre les enfants et aller vivre au Maghreb, loin de leur père et en plus, ils devraient s’habituer au nouvel environnement.

      Tu sais pourquoi je dis que je n’ai aucun sens de négo et des affaires? Parce que, selon moi, les gens qui l’ont font des affaires dès l’école et n’attendent pas de chercher la bonne voie.

      Par contre, j’ai lu dans divers bouquins que quand on est malheureux, on dépense beaucoup plus. En même temps, quand on est épanoui dans un domaine, même si celle-ci normalement ne rapporte pas beaucoup, on peut parfois être étonné qu’on arrive à vivre finalement assez bien alors qu’un métier qui rapporte (juriste) qu’on fait à contre cœur, ne rapporte finalement pas grand-chose (mon cas).

      Je sais que pour ma santé et le bien-être de ma famille, il faut que je trouve une voie plus épanouissante. Aussi, je sais que même si je ne fais qu’un petit pas dans cette direction, ça va me donner énormément de confiance et de force pour la suite. Mais c’est vrai que j’ai peur – je ne sais pas par où commencer. Et aussi de me tromper et de nous mettre dans la misère voire pire (par exemple si j’avais fait une bêtise et était condamnée).

      En plus, je vois que cela peut prendre du temps.

      Bon, je te laisse Lionel, t’as ta propre vie et t’es pas mon psy. Mais j’étais très contente de te lire car je me suis sentie comprise.

      Je suivrai régulièrement ton blog pour voir comment toi tu progresses dans ton épanouissement personnel. Et je te souhaite bon courage.

      Bonne fin de journée.

      Par ailleurs, je suis aussi tchèque. Donc t’as « visé » juste 😉

      Si jamais tu réponds, peux tu m’avertir à nouveau stp ? Merci.

      1. Bonsoir Alouash,

        merci à toi pour ta confiance. Ne te sens pas gênée, j’ai créé ce blog dans un but d’échange et aussi à plus long terme d’aide. En fait c’est un peu ce que je fais de façon naturelle, et ce que je faisais d’une autre manière dans mon ancien travail. En ce moment je cherche simplement à développer ma façon de faire, et mes propres capacités.
        Donc ne te sens pas gêné, ça m’apporte aussi à moi beaucoup, ne serait-ce que la satisfaction si je peux aider un peu.

        Non, mon blog n’est pas à l’abandon, même si je n’écris pas souvent dessus. Je suis en train d’y remédier. C’est un vrai combat intérieur. 😀

        Je fais une petite parenthèse, tu dis à la fin “je suis aussi tchèque”. Je ne sais pas si tu as compris que j’étais tchèque ou pas, mais je ne suis pas tchèque. Par contre j’adore la République Tchèque et parle un peu tchèque.

        Pour en revenir au vrai sujet. Oui il est par moment plus juste d’écouter son corps, et tu peux aller bien plus loin dans tes ressentis. N’en reste pas uniquement à la fatigue, etc. Ca peut-être une sensation au ventre à un moment particulier. Ca peut être un ressenti général par rapport à une situation, une idée. Tu peux faire confiance en tes ressentis.

        En fait tes ressentis seront souvent bien plus précis que les mots que tu mettras dessus. C’est pour ça, ne cherche pas tout de suite à les comprendre en mettant des mots sur tes ressentis. Concentre toi plus sur la perception de tes ressentis, leur écoute. Ensuite tu pourras les comprendre et les partager de façon bien plus fine. Je sais que c’est long, et c’est difficile de travailler ça. Je ne suis pas un champion en ça non plus. Tu n’as pas à avoir de résultat miraculeux d’ici 1 semaine ou 1 mois. C’est quelque chose qui se fait sur la longueur.

        L’avantage du ressentie est sa précision, il peut aussi aller à l’encontre d’une émotion que l’on croit être une envie profonde alors que ce n’est qu’un conditionnement, lié à une peur, une envie comme celle d’un enfant devant un magasin de bonbons.

        Il peut arriver que nous ayons, et d’ailleurs nous avons, certaines envies, des buts, qui ne sont motivés que par des conditionnements, des blessures, etc. Certains nous devons aller au bout afin de régler ça. D’autre, une fois la supercherie découverte, nous les laissons de côté.

        Donc oui, suivre son instinct, ses intuitions est une bonne chose. Aller vers où t’es guidée, même si tu ne vois pas tout le chemin devant toi est une bonne chose. Il ne faut pas juger ça. Nous avons souvent tendance à juger et y projeter nos conditionnement. “ça ne se fait pas”, “ce n’est pas assez sécuritaire”, “que vont penser mes amis, mes parents”, etc. Pour avancer, et évoluer, tu te confrontes forcément à toi-même, aux préjugés, etc. Petit à petit ils tombent, t’accepte de dessiner le monde et de le voir à ton image, et non comment on t’a demandé de le regarder depuis ton enfance.

        Et tu te soucis moins de faire des choix en fonction des autres. Ca c’est clair que c’est difficile à faire. Nous sommes formaté pendant toute l’enfance à faire des choix pour les autres. Nous apprenons à nous mentir.

        C’est dur de s’affranchir du regard des parents. Surtout quand il est culpabilisant. Je te rassure, tu n’as rien d’une mère indigne, le fait que tu te poses toutes ces questions en est la preuve. Tes parents ont peurs, et la vision qu’ils ont du monde est celle qui prévalait avant.

        Ils ont peur pour toi, et sûrement aussi il est plus facile pour eux d’être convaincu qu’ils ont fait les choix qu’ils estiment le mieux pour toi, car ils les ont fait avec amour pour te rendre service au mieux. Je pense que tu ne peux pas lutter avec ça. Si tu essaies de les raisonner, tu as de forte chance d’aller à la confrontation. En même temps tu ne peux pas non plus t’interdire pour surprotéger tes parents. Et ils n’arrêteront pas de t’aimer si tu fais un choix qui leurs déplait. Dis toi qu’ils ont eux aussi des choses à apprendre dans cette situation, des remises en question à faire sur leur vision de la vie et du monde. Tu ne peux pas les protéger de ça au détriment de ta vie. Et je sais que c’est difficile, car combien de fois j’ai fait des choix pour protéger quelqu’un en me mentent. Pour lui éviter de souffrir. Plusieurs fois, et c’est un mauvais choix, en tout cas de mon point de vue. Tu te mens, donc tu mens à la personne, et au final personne n’en retire rien.

        Car la personne en face ne vie pas la remise en question, même difficile, et toi tu ne vie pas ce que aimerais vivre.

        En tout cas, ta mère ne mâche pas ses mots. Tu as quand même pas mal de soutient, d’aides. Même si ça ne peut être que temporaire. Ce n’est donc pas aussi tranché, tu ne vas pas te retrouver sous les ponts comme ça.

        Tu as raison, seul toi peut savoir ce qui est bon pour toi, et personne d’autre. Et même dans l’idéal, personne ne devrait juger tes choix de vie, quel qu’ils soient.

        Ton envie de donner à tes enfants l’envie de travailler d’une façon saine, avec un métier qui plait et qui apporte du bonheur est une envie plus que saine. Comme celle de vouloir changer de métier si tu n’es pas épanoui dans ta vie.

        Est-ce que c’est vers où ton instinct te pousse, la négociation ?
        Ou ça serait plus le mental qui t’y pousse ?

        Ca vient du coeur ou c’est une pulsion ?

        T’es attiré naturellement par ça, ou c’est plus en compensation de quelque chose dans ta personnalité ?

        Vers quoi, quel domaine es-tu attiré ? Vers quoi vas-tu naturellement ?

        Que fais-tu dans ton quotidien naturellement ? Sans t’en rendre compte ?
        Dans tes rapports avec tes amis par exemple ?

        Tu peux cantonner le fait de faire plaisir aux autres dans ta vie personnelle, et jouer ce rôle de femme d’affaire au travail.

        Peut-être pourrais-tu développer et travailler une approche personnelle des affaires, de la négociation. Si c’est vraiment ça qui t’attire.

        Ou peut être est-ce un “fantasme”, une envie que tu as depuis petite pour combler ce que tu considères comme un manque dans ta personnalité. Dans ce cas, accepter de tourner la page sur cette envie te permettrait de te tourner vers toi-même, vraiment, et plus t’accepter.

        Seul toi peu répondre à cette question. Cette envie vient du coeur ou non ? Est-ce que ton instinct t’y pousse ? Qu’en dit ton intuition ?

        Oui, quelque soit le travail, on aura, je pense, forcément tendance à gagner plus quand on s’épanoui. Et au fond, c’est logique.
        En même temps, quand tu es heureux dans ton travail, dans ta vie au quotidien tu as souvent aussi besoin de moins d’argent. Surtout t’y pense beaucoup moins, car t’es heureux dans ta vie. Dépenser est souvent une béquille au mal être dans notre société, ça occupe.

        Ne commence pas à imaginer le pire, du style condamnation, etc. Je ne te connais pas, mais je ne te vois pas faire ce genre de chose. Ne te rajoute pas des peurs inutiles.
        Tu peux faire un exercice. Imagine que tu perds ton travail. Que fais-tu ?

        Je suis sûr qu’en y réfléchissant tu vas trouver des solutions. Aller habiter dans un coin moins cher si tu habites à la ville, faire les saisons, faire des petits boulots, vendre ce qui est inutile, etc.

        Que ferais-tu ? Tu vas sûrement t’apercevoir que tu as déjà la réponse, et que tu ne finiras pas sous les ponts.

        Savoir par quoi commencer. Vers où t’es poussé. Pose toi des questions, pose les toi réellement, dans ta tête ou à haute voie ? Ne le fais pas forcément quand tu es tendue, mais plutôt détendue. Pose toi ces questions, et dans les heures, les jours qui suivent, soi attentive à tes ressentis, à ton instinct ‘vers où il te pousse”, aux petits signes quels qu’ils soient. Ne juge pas, y compris si l’idée te parait tordue.

      2. Je veux rajouter une chose ou deux. Une fois que tu as déterminé si ton envie de devenir femme d’affaire, négociatrice est une réelle envie profonde qui vient du fond de ton être, quelque chose qui te pousserait à avancer dans cette direction, ou un “fantasme”, dans le sens une envie destinée à combler quelque chose, mais te cachant qui tu es vraiment, ou du moins t’empêchant de t’accepter sans te juger.

        Une fois que tu as répondu à cette question. Si c’est oui, que c’est réellement une envie profonde, et seulement dans ce cas là.

        Ton chemin ne serait-il dans ce cas là pas justement de travailler sur toi pour développer certaines qualité que tu dis ne pas avoir ?

        Crois-tu réellement que la générosité ne peut pas avoir de place dans le monde des affaires ?

        Pourquoi faire plaisir n’aurait pas sa place en affaire ?

        Faire plaisir ce limite t’il à faire des cadeaux ?

        Donner et être généreux se limite t’il à donner en matériel ?

        Ou alors le don peut-il aussi être une attitude, une façon d’être avec les autres, tout simplement ?

        Ne crois-tu pas que tout ça peut se travailler ?

        Crois-tu que tu es bloquée par tes préjugés, tes conditionnements, tes peurs, que cela t défini et que changer ça reviendrait à ne plus être toi ?

        Ou crois-tu que qui tu es est caché plus en profondeur et que tu dois petit à petit affronter tout ce qui ne te sert pas pour arriver à réaliser dans ta vie ce qui te pousse à avancer ?

        une fois que tu as trouvé dans quelle direction tu es poussée, le quotidien que tu aimerais vivre, en rapport avec le sens que tu veux créer dans ta vie et tes valeurs, quelles sont tes pensées limitante ?

        C’est à dire toutes les pensées sans en omettre une seule qui font que tu n’oses pas ?
        Note les toutes sans exceptions, ou sans les noter attache-toi à la plus grosse pour commencer et remet-là en question (ça prend du temps, plusieurs jours, des semaines).

        D’où te vient cette limitation ? De toi, de ton expérience de la vie ? De ce qu’on t’a dit de ce qu’était la vie et ce qu’elle devait être, de ce que tu penses être bien ou mal, et d’où te viennent ces valeurs ?

        Une fois que tu as identifié une limitation, un préjugé. En éliminant tout ce qui t’entoure, la pression de la société, des parents, des amis. Qu’en penses-tu toi, réellement ?

        – Si au contraire, ce n’est pas ce que tu veux faire, c’est quelque chose que tu idéalises. Alors qui es-tu vraiment. Tu le sais, tu es suffisamment à ton écoute. Comment alors transformer ce que tu penses peut-être être des défauts en avantage ?

  10. hello
    Je cherche une personne inspirante et tu m’inspires avec ton courage. Je suis au chômage je vis un peu sur mes économies (je cherche à me reconvertir car je n’avais de toute façon pas de diplôme dans ma branche).

    Crois tu qu’on doive écouter vraiment sa voie avec la crise (je vis en France).

    je suis littéraire mais j’ai une licence de droit que j’ai validé l’an dernier (j’avais travaillé chez des juristes) Au fond j’aimerai faire quelque chose de créatif mais il n’y a pas de boulot pour les créatifs, les littéraires en France et j’ai 30 ans l’an prochain. Je ne suis pas épanouie en droit mais je ne sais pas où aller et il faut aussi gagner sa vie . Peux tu me conseiller ? Merci.

    1. Bonjour Bea,

      Crois-tu que le décors du théâtre soit important pour jouer une belle pièce, avoir un beau jeu et oser ?
      Tous les jours des milliers et sûrement plus de personnes, décident de changer leur existence.

      Si tu es dans un processus de changement, je te conseille de faire une diète d’infos car elles ne se concentrent uniquement que sur le négatif, et je peux t’assurer que s’en t’en rendre compte ça a un effet très très négatif et insidieux, paralysant. Tu seras quand même au courant de ce qui se passe, je te rassure. Je ne regarde pas les infos, et je suis au courant de ce qu’il s’est passé d’abject à Paris.

      Doit-on écouter sa voix ?

      Dois-tu écouter ce qui sort de toi, sans le juger et chercher toujours plus à l’exprimer (en nettoyant petit à petit des croyances, peurs et de ce qui ne te sert plus) car c’est toi, et te lancer dans cette quête personnelle, certes pas facile, mais pleine d’épanouissement, ou laisser tout tomber par peur et rejeter qui tu es ?
      Je pense que tu connais la réponse, mais je te l’accorde elle n’est pas facile à suivre et demande beaucoup de remises en questions. Tu auras aussi beaucoup de schémas inconscient à démonter sur ce chemin, et cela peut amener des hauts et des bas, c’est par exemple ce que je traverse dans ma recherche en déminant petit à petit mes croyances. Je vais d’ailleurs très prochainement reprendre l’écriture sur mon blog et parler de tout ça.

      Par exemple les croyances sur l’argent qui peuvent vite être très limitantes. Il est difficile d’en gagner suffisamment si on pense ne pas pouvoir, que l’argent est mauvais, etc.

      L’entourage, si on pense que l’on doit faire attention à ne pas blesser son entourage, nos parents qui nous on donné ? Cela peut vite être limitant, sachant plus ou moins consciemment qu’un choix que l’on fait sera rejeté vivement par les proches, on se bride par peur du rejet.
      Est-ce leur rendre service que de leur éviter cette leçon (à l’entourage) : apprendre à aimer telle qu’une personne est et non telle qu’on veut qu’elle soit ?

      Croire que l’on ne se sent pas capable alors qu’en faite on a peur de ce qui pourrait sortir et peur de la responsabilité, de l’assumer. Plus peur au final de ce qui a de beau en nous et de laisser sortir cette différence que de ne pas être capable.

      Tu peux aussi manquer de confiance en toi au niveau créatif. Je peux t’assurer que se juger au niveau créatif est un sacré frein, j’en sais quelque chose.

      Ce chemin que tu t’apprêtes à choisir est celui de la connaissance de soi et aussi de la détermination de soi (tu choisis en créant ta vie, par tes choix au quotidier, qui te veux être), il n’est pas aisé, mais c’est le plus épanouissant car tu ne subis plus, t’es acteur conscient.

      Cela peut prendre du temps et est fonction de ta capacité à sortir de ta zone de confort pour essayer, tester, te lancer sans te juger et prêtant le moins attention possible aux jugements des autres. Si tu changes, certains te le feront remarquer, et pas toujours en bien, c’est en règle générale que tu es sur la bonne voie.

      Tu as des milliers de solutions, cela dépend de ce que tu veux faire. Il n’y a pas de solution toute faite.

      Tu peux commencer par créer ton travail, en temps que créatif c’est ce qu’il y a à la fois de plus facile (tu n’as besoin de personne, d’aucune entreprise, aucun patron) et de plus dure (tu sors ce qu’il y a en toi pour créer).
      Si là où tu habites c’est cher, tu peux par exemple déménager dans un coin de France moins cher, et souvent beau en plus (ce sont aussi souvent des lieux qui se prêtent à la remise en question).
      Tu peux essayer de trouver un petit travail partiel en France qui te laisse du temps pour créer à côté.
      Tu peux dès maintenant commencer à créer. Tu dis être littéraire, il n’a jamais été aussi facile de publier un livre, sans éditeur. Pas facile de suffisamment gagner avec, mais c’est déjà un début.

      La première chose que tu peux faire et de te poser, de prendre ton temps et réfléchir à la vie que tu veux te créer, que veux-tu faire, vers quoi t’es le plus attiré. L’imaginer avec le plus de détails possibles.

      Ensuite tu peux calculer qu’elles sont tes vrais besoins en argent, ce qui t’amènera peut-être à t’apercevoir qu’ils ne sont peut-être pas si important que ça. Ca peut aider à désamorcer certains blocages.

      Je pense que tu dois te sortir de la tête “il n’y a pas de travail pour les créatifs”, certes c’est pas une branche facile, mais tu peux très bien y créer ton trou, petit à petit. 30 ans ? Où est le problème, c’est un très bel âge pour changer, on change à tout âge.

      Préfèrerais-tu continuer quelque chose qui ne te plait pas toute ta vie ou te lancer sur un chemin, peut-être pas évident, mais qui t’épanoui ? D’ailleurs le chemin qui “ne plait pas”, les voies classiques sont-elles si simple de nos jours ? N’est-ce pas plutôt une fuite, des excuses par peur de ce qui pourrait sortir de cette recherche ?

      Si tu te concentres suffisamment sur ton but et non ce qui t’empêche de le réaliser, sur la direction où tu veux aller, la vie te donnera des signes, et elle en donne constamment ce que nous vivons étant un miroir de notre état intérieur, de nos confusions, etc. D’ailleurs demande-les.

      Sois prête à assumer la responsabilité de tes choix, quelles qu’ils soient. Sinon ça sera difficile d’avancer, tu bloqueras inconsciemment.

      Donc pour résumer :

      Doit-on écouter sa voix (voie) intérieure ?
      Qui écouter d’autre, l’entourage, les amis, etc. ?
      Ecoute ta voix intérieure elle seule sait ce qui t’irait le mieux. Mais soit prête à assumer que cela demande de grandes remises en questions, mais tu as déjà commencé ça puisque tu te poses la question, tu es déjà sur ce chemin. 😉

      Fait un bilan (et prend ton temps) de tes besoins et de ce que tu veux créer, apprendre. Du sens que tu veux donner à ta vie.

      Libère-toi de tes croyances, traques-les car elles t’écartent de tes intuitions.
      Peur de l’environnement : crise, etc.
      De peiner l’entourage : on n’a pas à vivre selon les désirs des autres, même des proches. Le changement que l’on exprime, cette volonté permet ensuite en retour de beaucoup donner, d’être un exemple qui autorise l’autre à exprimer aussi ce qu’il a de plus beau en lui.
      L’argent : l’argent n’est pas “mal”, ce que l’on en fait peut être “mal”.
      L’âge : y-a-t-il un âge pour changer, ou est-ce le processus de toute un vie ?
      Je ne suis pas capable : Si si, et au-delà de ce que tu penses. C’est nous qui nous limitons et je te l’accorde ce sont des schémas qui ne sont pas évident à désamorcer.
      “Le travail est quelque chose de chiant”, “le plaisir c’est pour les loisirs” : non.
      Etc. Désamorce donc petit à petit tes croyances. Ne te mets pas une pression de fou, accepte que cela prenne du temps, tu avanceras au fur et à mesure.

      Fais des bilans et sois honnête mais ne te juge pas (dans le sens bien, mal, mauvais en te sapant le moral).

      Accepte ce que l’intuition t’amène et note-le avant que tes jugements ne t’amène à remettre en question, car ils le feront. Puis passe à l’acte.

      Sois prête à assumer les conséquences de tes choix, la responsabilité, tel est le prix de la liberté. Et je pense qu’il est bien plus agréable d’assumer SES choix que de devoir assumer les conséquences de ceux que l’on a pas oser prendre.

      Tu as de nombreuses possibilités :
      Tu sais exactement quoi faire, et donc te lancer ou tester en parallèle d’un travail.
      Te chercher artistiquement en plus d’un travail partiel ou à temps plein.
      Tu n’as pas de travail et n’en trouve pas, donc te lancer.
      Déménager dans un endroit moins cher si là où tu vis ça l’est…
      Je suis sûr que tu peux continuer ta liste. Rempli-là…

      Une idée te viens t’elle en tête tout de suite ?

      Pour finir, ce chemin là est sacrément épanouissent, même s’il a ses haut et ses bas, car l’on cesse petit à petit de se mentir, et c’est bon. Ne jamais oublié ce que l’on vit et le reflet de notre état intérieur, pas de qui nous sommes car nous sommes bien plus grand que ce que nous vivons, juste de notre état intérieur. Ce miroir est d’une sacré aide pour se remettre en question.

      J’ai marqué beaucoup de choses, et ça va peut-être te faire beaucoup, si tu as d’autres questions, n’hésite pas. Tu peux aussi utiliser la page contact.
      Je te souhaite une merveilleuse année 2015 et une belle journée.

  11. Comme d’habitude, tu sais trouver les mots justes Lionel pour aider les autres à discerner ce qu’ils n’arrivent pas à lire en eux mêmes.
    Plus que jamais, je te souhaite une excellente année 2015 : prenons soin de nous mêmes ET des uns des autres…
    <3

    1. Bonjour Sarah ! Merci pour ton gentil commentaire. J’espère que toi et les tiens avez passé de belles fêtes de fin d’années. Je te souhaite une excellente année 2015 à toi, et aux tiens. De beaux projets et de belles expériences. 🙂

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