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Développement personnel

Souffrez-vous du syndrome de Barbe Rouge ?

Vous connaissez sûrement Barbe Rouge, ce personnage d’Asterix qui sabote son bateau à chaque approche de deux gaulois. Il m’arrive de souffrir du même syndrome.

A l’origine je devais organiser mon travail de manière à y prendre un maximum de plaisir, et avoir plus de temps libre. En réalité je perds beaucoup de temps à…

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L'auto-sabotageVous connaissez sûrement Barbe Rouge, ce personnage d’Asterix qui sabote son bateau à chaque approche de deux gaulois. Il m’arrive de souffrir du même syndrome.

A l’origine je devais organiser mon travail de manière à y prendre un maximum de plaisir, et avoir plus de temps libre. En réalité je perds beaucoup de temps à des futilités comme trainer sur internet, pour finir par travailler au dernier moment en prenant moins de plaisir.

Ma liberté et mes projets sont importants, pourtant il m’arrive souvent de faire du sabotage. C’est d’autant plus vicieux que tout ça se passe inconsciemment, à travers une foule d’attitudes, d’habitudes et de décisions.

Ce sabotage prend différentes formes. Perdre du temps à trainer sur internet, regarder plusieurs fois mes mails par jour, grignoter un morceau, aller faire un tour, la feuille d’impôts à faire ou tout autre excuse administrative,…

Bref, j’ai toujours une bonne raison pour ne pas avoir à affronter un travail ou quelque chose que j’aimerais faire.

Mais j’ai toujours une bonne excuse pour ça. Non, ce n’est pas “je n’ai pas eu le temps”, elle est celle qui est la plus bidon et mon inconscient sait qu’il ne peut plus me berner avec. Mon excuse favorite est “je réfléchi” ou “bientôt”. Ce n’est pas complètement faux d’ailleurs, il faut bien réfléchir un minimum. Mais le truc, c’est qu’il m’arrive même de repousser ça.

Non ! je ne mets pas non plus mon cerveau sur off. Je n’ai pas eu cette option à la fabrication.

Ce sabotage n’est qu’un leurre qui cache une blessure plus profonde.

Sous les pulsions inconscientes qui nous amènent à repousser et nous trouver des excuses, se cachent :

  • Le perfectionnisme (un des pires)
  • la peur du jugement, de l’échec, de la réussite.
  • Etc…

Les causes de ces soucis se cachent dans le fond de l’être. Y descendre et les affronter avec bienveillance est difficile mais un des meilleurs remède (en ce qui me concerne). C’est le bon côté, cela oblige à un peu d’introspection.

La liberté d’être est à ce prix.

Et vous, comment vous sabotez-vous ? Et comment y faisez-vous face ?

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16 réponses sur « Souffrez-vous du syndrome de Barbe Rouge ? »

“Bref, j’ai toujours une bonne raison pour ne pas avoir à affronter un travail ou quelque chose que j’aimerais faire”.

en ce qui me concerne, c’est surtout trouver de bonnes raisons pour ne pas faire ce que je n’ai pas envie de faire ! quoique.. en y réfléchissant bien, l’écriture par exemple est quelquechose que j’aimerai faire et pourtant, je ne le fais pas en me disant que je n’y arriverai pas : inspiration qui s’essoufle par exemple. Dans un tout autre domaine, la cuisine par exemple, c’est systématique : dès que je mets le plat sur la table, je préviens mes invités que c’est raté ! c’est du sabordage aussi ça.. pourquoi ? mystère ! et je suis sincère en le disant, souvent parce que cela n’a pas la consistance ou le goût que je voudrais, même si c’est bon au demeurant.
Et si accepter nos imperfections était la clé du bonheur ? 🙂

Il est certain qu’accepter nos “imperfections” est la clé du bonheur. Les accepter, et les faire évoluer comme un enfant apprend à marcher.
Nos imperfections sont notre perfection, si nous devions tous être parfait, nous serions tous pareils, identiques. Quel ennui.
J’ai du mal aussi à écrire, je me dis que je n’ai pas d’inspiration.
Une citation de la “Guerre de l’art” de Steven Pressfield :
« Quelqu’un a demandé un jour à Somerset Maugham, écrivain britannique de culture française, s’il écrivait selon un planning ou en fonction de son inspiration. « J’écris seulement quand j’ai l’inspiration », il a dit une fois. « Heureusement, l’inspiration me vient tous les matins à neuf heures pile ».
En gros, c’est en écrivant que l’inspiration vient et que nous la travaillons. Poser le geste de ce que l’on veut faire, être, avoir, et le meilleur outil.
Mais je reconnais que c’est facile de le dire. Je suis un grand procrastinateur.
Pour ta cuisine, je dirais plutôt que c’est par peur du jugement, peut-être un besoin de perfection que tu retrouves aussi dans ta difficulté à écrire. Après c’est peut-être autre chose.
Pour être perfectionniste, je peux te dire que c’est une véritable calamité.

Je suis d’accord avec toi, mais je ne comprends pas pourquoi tu remets au lendemain les choses que tu aimes faire ?? en général, on remet à plus tard ce qui nous rebute..
c’est bizarre ça ! 🙂

C’est quand dans ce que l’on veut faire ou aime faire, quelque chose rebute. En règle générale une peur, un préjugé sur nous-même à affronter. La peur prend le dessus.
Elle peut surtout être là au début. Car il lui suffit de nous empêcher de commencer pour gagner.
Ça peut être passager, comme un combat de tous les jours pour se lancer.

Ça peut aussi être un problème d’approche dans ce que l’on veut faire. Quand en voulant être trop parfait, ce qui devait avoir une part d’amusement devient trop sérieux, trop “travail”, et devient une obligation, souvent sous le poids de peur (encore elle) ou du perfectionnisme (vient de la peur aussi). Je fais une différence entre ce qui est ressentie comme une obligation, et la discipline de travailler tous les jours.

Le manque de discipline peut amener à l’obligation.

ok, je comprends ce que tu veux dire. Personnellement, je ne suis pas très rigoureuse et je laisse aussi volontiers trainer les choses jusqu’au moment où… y’a pas, faut y aller !!!

Le dernier moment. Galvanisant, mais stressant et ne permettant pas souvent de peaufiner, je connais. Ce qui en même temps, à titre perso, laisse une excuse pour mettre de côté ce besoin de perfection.

Je venais moi même de me le “diagnostiquer” et je cherchai une image de barbe rouge pour me le marquer quelque part. (comme quoi les cerveaux se ressemblent) Belle description du syndrôme, je sais pas si moi même je “souffre” d’un refoulement du perfectionisme ou de la peur d’être jugé (remarquez que les deux sont liés). La peur détruit la vie. Merci

Bonjour Hugo,
oui, la peur peut détruire la vie et est un sacré frein à l’épanouissement. Jusqu’à repousser une idée simplement par peur (conviction) de ne pas y arriver. Ce qui est un comble quand on y pense. En essayant pas il n’y a pas d’échec, mais surtout aucune chance de réussite.

Nous sommes beaucoup à en souffrir. Notre éducation n’est pas basée sur l’épanouissement et la découverte de nos ressources personnelles, l’acceptation de qui l’on est. Mais sur le jugement de capacités dans un cercle très très restreint d’activités.
Le jugement et la comparaison, la peur de l’échec sont présent tout le long de l’éducation, pas étonnant que cela nous dévore.

Si vous avez l’impression de faire trop souvent des compromis avec ce que vous souhaiteriez, qui vous êtes, dans le but de ne pas blesser ou froisser, ou par peur de ne pas y arriver, et que cela déclenche comme un malaise intérieur, il y a des chances que vous souffriez de ce syndrome. Mais en prendre conscience sans se juger est un très grand pas vers la “guérison”.
Merci pour votre commentaire.
Bonne journée

Bonjour Hugo !
La prise de conscience est déjà LE premier pas sine qua non pour amorcer le changement, donc c’est déjà une bonne nouvelle. La peur et l’amour sont les deux sentiments qui régissent le monde : de ces deux principaux découlent tous les autres. On pourrait aussi les appeler le bien et le mal. Ne craignez pas le regard des autres, soyez juste pour vous même, c’est le plus important. Même si ce n’est pas le plus facile, parce qu’être juste, c’est aussi accepter, reconnaitre ses qualités comme ses défauts et évoluer avec. Comme dit Lionel, on nous formate dès le plus jeune âge pour entrer dans LE moule, même si celui-ci ne nous correspond pas. On y entre par la force des choses, jusqu’à ce qu’à un moment on n’en puisse plus et que l’on ose enfin s’en libérer et respirer. Mais c’est un travail de longue haleine le plus souvent.. Tout ne se fait pas en un jour 😉

Lionel, je suis très contente de te “revoir” ! 🙂

Bonjour Aveta, merci :). Comment vas-tu ? Ça fait un sacré moment que je n’ai pas écrit dans le blog, d’où forcément pas de vie. Ca fait plaisir de te voir ici, merci pour ta fidélité ; dans les starting-block. Hugo vient de donner le top départ à la relance. Je prends son message comme un signe qu’il est temps. J’y pense depuis plusieurs mois et repousse. J’ai des billets quasi prêts, et pas mal de matière. Et surtout, je gamberge pas mal sur quelques petits changements graphiques, pour donner une vrai personnalité à ce blog.
Je te souhaite une bonne soirée.
PS : merci aussi pour ton message clair et juste.

Je vais bien, merci Lionel. Je m’inquiétais un peu, mais comme tu avais dit que tu “gambergeais” justement, j’attendais patiemment que tu sois prêt. J’ai hâte de te lire, tes billets sont toujours très pertinents, et ont le mérite d’interroger intelligemment le meilleur de nous mêmes.. 🙂

Oui j’ai gambergé, et réfléchi toujours un peu (maintenant plus sur le design – je fais des essais), sans non plus forcer les réponses. Je nourrie de réflexions, remarque, prises de consciences et attend ensuite le résultat. Il est maintenant temps. Ça fait plusieurs signes qu’il est temps de me remettre sérieusement à écrire en à peine 3 jours. Merci beaucoup pour tes beaux compliments.

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